Fin de la grève au Crazy Horse

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Par Jean-Baptiste Le Roux Modifié le 18 mai 2012 à 4h15

C’était le conflit social le plus glamour de l'année et une première pour les danseuses du Crazy Horse : les jeunes femmes à paillettes avaient arrêté de danser depuis mardi pour réclamer une hausse de leur salaire. A 2000 euros net par mois pour 5 à 6 jours de travail par semaine, leur salaire était le plus bas de la profession à Paris ! Après l'annulation de deux représentations (et une très large couverture médiatique), un accord a été trouvé jeudi soir avec la direction du célèbre cabaret parisien. Les danseuses ont obtenu une augmentation ce qu'elles réclamaient : une augmentation de 15 %. " Se produire nue tous les soirs, ce n’est pas évident du point de vue moral et physique. Etre payé à ce tarif là, ça revient à de la vulgarité " expliquait Suzanne Durand, alias « Liv mee not », la déléguée syndicale du cabaret, au début de la grève il y a 2 jours.

Et il y avait de quoi voler dans les plumes des patrons de l'établissement ! En effet, la place d'un seul spectateur couvre le cachet de deux danseuses actuellement. Compte tenu des tarifs pratiqués par le cabaret, entre 65 et 165 euros l'entrée, la direction aurait largement les moyens de répondre favorablement à leur demande.

Les grevistes ont donc obtenu gain de cause. Reste un vide juridique qu'il faudra un jour ou l'autre combler: aucun article du Code du travail ne prévoit d’augmentation en rapport avec la nudité !

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Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame où il anime des matinales et l'émission Parole d'Evêque. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et membre de l'Association des Journalistes de Défense. 

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