Dette sociale : une bombe à retardement de 200 milliards d’euros

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Par Jean-Baptiste Le Roux Publié le 12 novembre 2013 à 9h41

La dette de la sécurité sociale atteint aujourd'hui des sommets. Les députés l'ont bien compris et alertent aujourd'hui le gouvernement.

Les locataires du Palais Bourbon débattent ce mardi de la dette publique, et surtout de son coût pour les contribuables. Un rapport lui a même été consacré par le député Dominique Lefebvre, un député du Parti socialiste. Ce dernier y pointe du doigt la situation catastrophique de cette dette, et plus particulièrement celle des comptes de la Sécurité sociale.

Environ 200 milliards d'euros de déficit

Le cumul des déficits de la Sécu a atteint, entre 2002 et 2012, 160 milliards d'euros, auxquels s'ajoutent 31 milliards d'euros en 2013 et 2014. En octobre dernier, c'était la Cour des Comptes qui avait alerté le gouvernement à ce sujet, dénonçant "une spirale anormale et dangereuse". Cette dette sociale représente aujourd'hui 11 % du PIB, pour le régime général de la Sécu, et 12 % de la dette publique totale.

Un déficit qui interpelle nos voisins européens

C'est de plus un mal exclusivement français. Et quand le propre camp du gouvernement se met à pondre des rapports sur le sujet, c'est sans doute qu'il y a matière à s'inquiéter. Actuellement, aucun de nos voisins européens n'est concerné par ce problème, car quasiment personne, en-dehors de la France, n'accepte que son système de protection sociale soit plongé dans un déficit durable. Lundi, c'était le "Wall Street Journal", édition européenne, qui consacrait un article de sa une à ce sujet.

Les deux possibilités du gouvernement pour réduire la dette sociale

Aujourd'hui, le gouvernement est face à deux possibilités : décider d'un nouveau transfert de ces déficits vers la Cades, la Caisse d'amortissement de la dette sociale, ce qui impliquerait une hausse supplémentaire des coûts pour les salariés puisque la CRDS devrait être relevée, ou bien… ne rien faire, ce qui ferait jouer un rôle qu'elle n'a pas à l'Acoss, la banque de la Sécurité sociale. Mais quoi qu'il en soit, la situation devient "urgente", selon les mots de Dominique Lefebvre.

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Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame où il anime des matinales et l'émission Parole d'Evêque. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et membre de l'Association des Journalistes de Défense. 

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