Bernie Ecclestone (patron de la F1) : L’Europe a une économie de « Tiers Monde »

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Publié le 3 novembre 2014 à 16h14

Sans doute un peu par vengeance mais avec un fond de vérité, Bernie Ecclestone, patron de la Formule 1, tape sur l'Europe. Fort. Pour lui, l'économie de l'Union Européenne n'est ni plus ni moins comparable à celle du « Tiers Monde »... et surtout elle va bientôt s'écrouler car Ecclestone ne présage rien de bon pour les deux piliers du Vieux Continent que sont l'Allemagne et la France.

L'Euro a été une erreur

Qu'il y ait un peu de vengeance dans les propos de Bernie Ecclestone, cela ne fait quasiment aucun doute. Il a tout de même été condamné à payer une amende record de 70 millions d'euros pour se défaire d'un procès gênant pour corruption. Mais il n'y a pas que ça.

Bernie Ecclestone n'a jamais aimé l'Europe ; et surtout pas l'Euro. Il y a déjà deux ans le patron de la F1 estimait que l'Euro était « une erreur ». « Ce fut une décision politique car la France et l'Allemagne estimaient qu'avec la monnaie unique elles auraient été en mesure de contrôler l'Europe. »

« Mais elles ont raté leur coup ».

La France est « finie » et l'Allemagne « ne va pas bien »

Le Daily Telegraph rapporte ce lundi 3 novembre 2014 les nouveaux propos de Bernie Ecclestone, qui n'a pas changé d'avis sur l'Europe. Loin de là.

« J'avais déjà prévenu il y a dix ans que l'Europe serait devenue une économie digne du Tiers Monde et c'est en train d'arriver. L'Europe a été construite sur la France et l'Allemagne. Elle a commencé ainsi ».

« Mais la France est finie et l'Allemagne ne semble pas aller bien » estime le patron de la F1, avant d'ajouter « elles sont dans le pétrin malgré mon aide », à savoir les 70 millions d'euros d'amende qu'il a payés.

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013. Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio

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