L’écotaxe créé ses premières victimes sociales chez Ecomouv’

Par Olivier Sancerre Modifié le 10 décembre 2014 à 7h21

Ça n'est pas encore l'épilogue de l'affaire, mais c'est une mauvaise nouvelle pour la société Ecomouv', qui devait gérer l'écotaxe pour le compte du gouvernement français.

Une taxe mal née

Suite au mouvement des Bonnets rouges bretons, le gouvernement a abandonné l'idée de taxer les camions en lui suivant à la trace avec les fameux portiques (certains ont subi le courroux des manifestants). L'État avait mis la gestion de l'écotaxe entre les mains d'une société privée, Ecomouv', qui en janvier 2011 avait signé le contrat dans lequel elle s'engageait à installer et entretenir quelques 170 portiques et bornes répartis sur le territoire.

Malheureusement pour l'entreprise, rien n'est allé comme il était prévu. En bout de course, la suppression du dispositif d'écotaxe a abouti au licenciement de 210 personnes. La société Ecomouv', installée en Moselle, s'est retrouvée sans activité suite à la décision de Ségolène Royal d'abandonner la mesure.

Un milliard d'euros de pénalités

« C’était une erreur d’abandonner l’écotaxe d’un point de vue écologique, d’un point de vue économique aussi. Et on le voit aujourd’hui malheureusement d’un point de vue social », déplore Aurélie Filippetti, députée PS. Un discours rejoint par l'opposition UMP.

Ecomouv', un consortium détenu à 70% par l'italien Autostrade, n'en a cependant pas terminé avec l'État français. Suite à la rupture du contrat, l'entreprise réclame un milliard d'euros de pénalités auprès de la justice. Il faudra cependant que la société prenne son mal en patience, puisque l'État compte bien contester en justice et jouer la montre.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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