Embardée d’Uber pour sa première journée en Bourse

Par Olivier Sancerre Modifié le 12 mai 2019 à 0h06
Uber Bourse Chute 1
82 MILLIARDSLa capitalisation boursière de Uber est de 82 milliards de dollars.

Après plusieurs années d’atermoiements, Uber le leader mondial de la réservation de VTC (véhicule de tourisme avec chauffeur) a fini par se lancer à la Bourse. Pour sa première journée de cotation, l’action Uber a été chahutée.

Était-ce réellement le bon moment pour une introduction boursière ? Après une première journée de cotation, on serait tenté de répondre par la négative. L’action Uber, dont le prix d’introduction avait été fixé à 45 dollars, a terminé la séance à 41,57 dollars. Elle s’est redressée dans la journée en atteignant 44,6 dollars mais ça n’a pas tenu bien longtemps. Le recul est sévère, puisque le titre Uber a perdu 7,62% de sa valeur. Uber avait pourtant joué la carte de la prudence, en choisissant un prix d’introduction dans la fourchette basse de l’estimation (44 à 50 dollars). Ça n’a pas suffi.

Fourchette basse

Le directeur général d’Uber, Dara Khosrowshahi, ne voulait pas rééditer la contre-performance du rival Lyft : l’entreprise s’était lancée en Bourse il y a quelques semaines, à un prix d’introduction fixé à 72 dollars l’action, bien au-delà de la fourchette haute (entre 62 et 68 dollars). La capitalisation de Lyft a depuis fondu de quasiment un tiers de sa valeur. Le prix introductif du titre Uber a été estimé pour refléter l’environnement économique, a explique Dara Khosrowshahi, « et l’environnement économique est incertain actuellement », plaide-t-il.

Long terme

Le dirigeant d’Uber espère attirer vers Uber des investisseurs pariant sur le long terme. Cette introduction boursière doit permettre à l’entreprise d’offrir des liquidités à ses investisseurs, mais surtout de financer des investissements. Même après cette première journée difficile, la capitalisation boursière d’Uber est de 82 milliards de dollars. Pas si mal pour une société dont le chiffre d’affaires annuel est sept fois moins élevé.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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