Pourquoi Ferrari ne pourra pas vendre plus de 10000 voitures par an

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Modifié le 21 octobre 2015 à 13h36
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8,65 MILLIARDS €Ferrari devrait être valorisée 8,65 milliards d'euros lors de son introduction en Bourse.

Ferrari entre ce mercredi 21 octobre 2015 en Bourse à New York dans une des introductions les plus attendues de l'année. Jusqu'à présent, en effet, le constructeur de luxe et de voitures de sport n'a toujours été qu'une filiale de Fiat (devenue Fiat Chrysler Automobiles). En entrant en Bourse c'est une page d'histoire qui se tourne. Mais le groupe va désormais devoir rendre des comptes à ses investisseurs et la question de la croissance risque de poser problème.

Ferrari valorisée plus de 8 milliards d'euros

Ferrari a fixé son prix pour une action à 52 dollars l'unité. Ainsi faisant le groupe devrait lever la coquette somme de 784 millions d'euros pour financer sa croissance et répondre à la demande des nouveaux marchés, Chine en tête. Les nouveaux millionnaires chinois sont en effet très friands des modèles du "Cavallino Rampante".

Ferrari serait donc valorisée quelques 8,65 milliards d'euros en Bourse et le titre pourrait rapidement prendre de la valeur : Sergio Marchionne, PDG du groupe, a prévu d'augmenter la production dans les années à venir. Mais il va se heurter à la législation américaine si la croissance est trop importante.

Pas plus de 10 000 voitures par an

Ferrari produit aujourd'hui 7 000 véhicules par an (7 255 en 2014). Une limite que le groupe s'est imposée par choix afin de rendre ses voitures exceptionnelles et rares. Mais l'objectif de cette IPO est clair : augmenter la production.

Dans le projet de Sergio Marchionne le groupe devrait facilement et rapidement atteindre une production de 9 000 véhicules par an. Selon le PDG même vendre 10 000 véhicules par an ne porterait plus préjudice à son côté exclusif. Pour la suite, par contre, ça se complique, comme l'explique le Wall Street Journal.

La loi américaine impose en effet à tout constructeur produisant plus de 10 000 véhicules par an de se soumettre à la réglementation en vigueur sur les émissions et les moteurs. Or les moteurs sont justement ce qui fait la marque "Ferrari" et ses voitures. Difficile de penser que Ferrari renoncera à la performance et aux résultats pour vendre plus.

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013. Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio

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