Finance : le fonds souverain norvégien regrette d’avoir investi dans la F1

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Par Jean-Baptiste Le Roux Publié le 12 mars 2014 à 13h38

N'est pas sportif qui veut ! Le fonds souverain norvégien, le plus important au monde dans sa catégorie, a reconnu lundi avoir fait une erreur de stratégie en ayant investi dans la Formule 1.

Quand la machine financière norvégienne présente ses plates excuses.

Les excuses du fonds souverain norvégien

Lundi, le directeur du fonds d'investissement norvégien, Yngve Slyngstad, a présenté ses excuses dans la presse norvégienne, au sujet d'un investissement risqué, réalisé dans le domaine du sport automobile, et de la Formule 1 plus précisément. "Oui, nous avons fait un erreur" a-t-il admis. Quelques mots qui pourraient avoir des conséquences économiques graves sur les marchés.

Le fonds norvégien se paie 21,3 % de Formula One Group

L'affaire remonte à mai 2012, lorsque le fonds souverain norvégien, le plus important fonds de ce type au monde, s'associe au fonds Black Rock et Waddel&Reed Financial, pour acheter 21,3 % de Formula One Group, une société chargée de l'exploitation et de la promotion des droits commerciaux dans le domaine du sport automobile. Une opération qui lui coûte 1,6 milliard de dollars, soit 1,15 milliard d'euros.

Le directeur de Formula One Group, accusé de corruption

Cependant la planche sur laquelle le fonds norvégien posait le pied était en fait pourrie. Le directeur de Formula One Group, Bernie Ecclestone, également le plus grand investisseur du domaine de la Formule 1, est accusé de corruption et comparaîtra à ce sujet devant la justice le 24 avril prochain. Plus précisément, Bernie Ecclestone est accusé d'avoir versé 35 millions d'euros de pots-de-vin à un banquier allemand en 2006 et 2007, au moment de la vente des droits de la F1 à un fonds d'investissement CVC Partners, l'actionnaire d'une holding de Jersey qui contrôle Formula One Group.

Le fonds norvégien hésite à retirer ses billes de l'affaire

Le fonds norvégien, réputé pour gérer d'une manière très stricte la richesse pétrolière de la Norvège, a d'emblée fait volte-face et annoncé "avoir une tolérance zéro pour la corruption". Yngve Slyngstad a également précisé que "si cette affaire n'est pas gérée correctement", le fonds ne sera plus actionnaire et ne gardera pas ses actions, une manière de retirer ses billes du jeu à temps... Une grosse frayeur pour le fonds norvégien qui a dépassé l'an dernier les 5,03 milliards d'actifs en gestion.

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Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame où il anime des matinales et l'émission Parole d'Evêque. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et membre de l'Association des Journalistes de Défense. 

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