Fraude fiscale : le fisc dispose de nouvelles techniques

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Par Laure De Charette Publié le 23 juin 2016 à 10h48

Bercy repère de mieux en mieux les contribuables qui ont quelque chose à se reprocher ! Et pour cause : ses agents disposent désormais d’outils et de techniques de plus en plus sophistiqués.

12 000 agents surveillent notre vie financière

Le magazine "Capital", en partenariat avec RTL, s’est intéressé à la manière dont le fisc traque les fraudeurs, ceux qui ne déclarent pas tous leurs revenus et font ainsi baisser le montant de l’impôt dont ils doivent s’acquitter.

On apprend que 12 000 agents scrutent chaque jour, via de nouveaux logiciels, 400 millions de comptes nominatifs : les comptes courants, les comptes titres, tous les Livrets possibles et les PEL, mais aussi tous les contrats d’assurance-vie. La moindre incohérence est aussitôt trouvée par un logiciel. L’identité du bénéficiaire, les encaissements, les paiements, tout est passé au peigne fin.

Bonne ou mauvaise foi ?

Et en matière de redressements fiscaux, les agents sont de plus en plus efficaces. L’an dernier, le fisc a ainsi récupéré plus de 21 milliards d'euros grâce aux redressements fiscaux et aux sanctions pour les particuliers et les entreprises, dont 16,1 milliards de droits nets et 5,1 milliards de pénalités et intérêts de retard. Cela représente une progression de 18 % par rapport à l’année précédente. C’est en outre la première fois que la barre symbolique des 20 milliards était franchie. « L'action du gouvernement et de l'administration dans la lutte contre la fraude fiscale porte pleinement ses fruits », s’est réjoui l’administration.

Mais il faut savoir que si vous vous faites pincer, vous pouvez tenter de prouver votre bonne foi. Les erreurs et les oublis sont légion. D’ailleurs, la bonne foi est toujours présumée. Lors du contrôle fiscal, c'est donc à l'Administration d'apporter la preuve qu'il y a mauvaise foi ou manoeuvres frauduleuses. Des spécialistes sont là pour vous aiguiller, et vous aider à faire baisser le montant de la pénalité demandé.

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Journaliste depuis 2005, Laure de Charette a d'abord travaillé cinq ans au service France du quotidien 20 Minutes à Paris, tout en écrivant pour Economie Matin, déjà. Elle est ensuite partie vivre à Singapour en 2010, où elle était notamment correspondante du Nouvel Economiste et où elle couvrait l'actualité politique, économique, sociale -et même touristique !- de l'Asie. Depuis mi-2014, elle vit et travaille à Bratislava, en Slovaquie, d'où elle couvre l'actualité autrichienne et slovaque pour Ouest France et La Libre Belgique.Elle est aussi l'auteur de plusieurs livres, dont "Chine-Les nouveaux milliardaires rouges" (février 2013, Ed. L'Archipel) et "Gotha City-Enquête sur le pouvoir discret des aristos" (2010, Ed. du Moment). Elle a, à nouveau, rejoint l'équipe d'Economie Matin en 2012.

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