Le gouvernement annule 300 millions d’euros de crédits pour les collectivités territoriales

Par Olivier Sancerre Modifié le 2 août 2017 à 23h32
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216 MILLIONSLa mission Relations avec les collectivités territoriales devra se passer de 216 millions.

Les 300 millions d'euros d'annulation de crédits destinés aux collectivités territoriales pour 2017 passent mal auprès des élus locaux. Le gouvernement a confirmé ces suppressions qui, assure-t-il, ne portent pas sur des projets engagés.

Un décret visant à l'annulation de ces crédits a été signé au lendemain de la première conférence des territoires. Emmanuel Macron avait alors assuré aux représentants des collectivités territoriales présents qu'il n'y aurait aucune baisse brutale des dotations… pour 2018. Sur 2017, le président de la République ne s'était pas engagé. On comprend mieux pourquoi ! À la sortie du conseil des ministres ce mercredi 2 août, Christophe Castaner le porte-parole du gouvernement, a confirmé ces annulations, qui portent sur des « des opérations non réalisées, pas de baisses de dotations disponibles pour accompagner les collectivités locales ».

Les préfets entrent en scène

Le ministère de la Cohésion des territoires ajoute qu'il reviendra aux préfets de procéder « opération par opération » afin d'éviter de pénaliser les dossiers les plus « porteurs d'enjeux ». Les préfets risquent de marcher sur des œufs pour ne pas froisser les sensibilités locales. Le ministère précise néanmoins que « les programmations 2018 permettront de revenir sur les opérations qui seraient ainsi décalées ». Ces annulations de crédit n'en sont pas moins perçues comme un coup dur par les collectivités territoriales.

Un mauvais coup à la proximité

Le président du Sénat Gérard Larcher (Les Républicains), dénonce ainsi une « brutalité qui fragilise quartiers et territoires ruraux ». Pour Olivier Dussopt, président de l'Association des petites villes de France et député Nouvelle gauche (ex PS), ces annulations de crédit signifient que « des projets qui auraient pu être soutenus en investissements portés par les collectivités ne le seront pas pour au moins un sur dix, par rapport à ce qui était prévu ». Pour Olivier Faure, patron des députés socialistes, « certains sujets vont être rendus impossibles ». Il estime qu'il s'agit d'un « mauvais coup » porté à la proximité.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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