Grève à la SNCF : la galère commence en début de semaine

Par Olivier Sancerre Modifié le 1 avril 2018 à 20h57
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3Les syndicats appellent à un mouvement de grève perlée pendant trois mois.

La galère des usagers des transports en commun va commencer en début de semaine prochaine. Les syndicats de la SNCF vont lancer un mouvement de grève perlée, qui va amener les cheminots à cesser le travail deux jours tous les cinq jours ; un mouvement qui va durer jusqu'au 28 juin.

Il va falloir trouver ses solutions alternatives pour les transports, et vite. Si la circulation des trains est qualifiée de « normale » par la SNCF pour lundi soir après 19h, c'est mardi 3 avril que le mouvement entre dans le dur. Et pour les premiers jours de la grève, il faut s'attendre à de sérieuses difficultés : un TGV sur huit en moyenne, un Intercités sur huit, un TER sur cinq, un Transilien sur cinq (avec les lignes R et U sur lesquelles ne circuleront aucun train). Les Franciliens vont prendre leur mal en patience, avec un trafic fortement réduit : un RER A sur eux, un RER B sur trois, un RER C sur cinq, un RER D sur quatre.

Des lignes fermées

Dans le Journal du Dimanche, Guillaume Pépy le président de la SNCF prévient que pendant le mouvement, des lignes seront fermées. La grève est présentée comme « très pénalisante » pour les usagers, car elle a été pensée pour avoir un « maximum d'impact sur le trafic et être le plus économe possible pour les grévistes ». Pour réduire autant que possible la gêne, la SNCF propose depuis début janvier à ses cadres de prendre le volant, le tout assorti d'une prime de « conducteur occasionnel ». Ça ne suffira pas pour retrouver un trafic normal.

Bataille du rail

Les syndicats engagés dans cette nouvelle « bataille du rail » estiment que la réforme de la SNCF ne règle ni le problème de la dette de l'entreprise — plus de 50 milliards d'euros —, ni celui des dysfonctionnements de plus en plus fréquents sur les lignes ferroviaires. Du côté du gouvernement, on estime que le mouvement est « incompréhensible », selon Elisabeth Borne la ministre des Transports dans Le Parisien : « Personne ne peut comprendre que les syndicats de cheminots engagent une grève longue et pénalisante alors que le gouvernement est dans le dialogue ».

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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