Frédéric Cuvillier : « le rail est en danger »

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Par Jean-Baptiste Le Roux Publié le 10 juin 2014 à 8h03

Alerte rouge pour le rail français, d’après Frédéric Cuvillier. Le secrétaire d’Etat aux Transports s’est alarmé mardi 10 juin de la situation de crise qui touche le secteur. Pour faire face à la dette croissante du rail français, il demande l’accélération de la réforme ferroviaire que les syndicats réfutent en bloc.

Rien ne va plus pour le rail français.

Le secteur du rail endetté à 80 milliards d'euros en 2025

Le secrétaire d’Etat aux Transports, Frédéric Cuvillier, a tiré la sonnette d’alarme mardi 10 juin. Interrogé sur RTL, Frédéric Cuvillier a mis en garde le secteur et les pouvoirs publics contre la dette galopante du rail français. "Si rien n’est fait, on aura 80 milliards d’euros de dettes en 2025. Il faut plus d’efficacité, et il faut préparer le système à un environnement qui va évoluer" a plaidé le ministre, à l’antenne de RTL.

Frédéric Cuvillier plaide pour une réforme ferroviaire

En ligne de mire, la réforme ferroviaire, évidemment. Ce projet prévoit notamment le rapprochement de la SNCF avec RFF (Réseau ferré de France). Un projet vivement contesté par plusieurs syndicats de cheminots en France, n’en déplaise au secrétaire d’Etat. "Cela fait plus d’un an et demi que je négocie pour sauver le ferroviaire. Il faut que ceux qui gèrent les quais, les voies, travaillent avec ceux qui les utilisent" a précisé Frédéric Cuvillier.

Pas de libéralisation du secteur

Pour autant, pas question de libéraliser le rail, comme cela est prédit pour les années à venir. Frédéric Cuvillier a mis en garde contre le risque de reproduire les mêmes erreurs que lors de la libéralisation du fret. "C’est le contre-exemple. La non préparation du service public a conduit à l’effondrement du fret" a-t-il conclu. Reste que la réforme qu’il prévoit pour le rail est mal digérée par les acteurs du secteur.

Les syndicats de cheminot en grève contre la réforme annoncée

En témoigne la grève qui débute mardi 10 juin, au soir. A ce sujet, la SNCF envisage un TGV sur deux mercredi sur les axes Nord et Est, et un TGV sur trois sur les axes Atlantique, Sud-Est, et province-province. Ainsi qu’un TER sur trois en moyenne dans l’ensemble des régions.

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Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame où il anime des matinales et l'émission Parole d'Evêque. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et membre de l'Association des Journalistes de Défense. 

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