Banques : les Etats-Unis bombardent de milliards de dollars d’amendes

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Publié le 11 août 2014 à 12h10

« Too big to fail » ou, en Français, « trop gros pour faire faillite » : voilà le concept majeur qui a été décrié à maintes reprises depuis la crise des subprimes, les prêts hypothécaires toxiques qui ont entraîné la crise économique de 2008. Le principe est simple : certains établissements, notamment des banques et des assureurs, seraient trop importants pour qu'on puisse les laisser faire faillite ce qui leur laisserait le champ libre pour prendre des risques trop gros dont les conséquences se ressentent au niveau planétaire.

Ce principe a été, depuis la crise des subprimes, au centre de diverses polémiques et l'administration judiciaire américaine s'est employée à le combattre, notamment en engageant des poursuites importantes contre de nombreux établissements bancaires gigantesques tels que JPMorgan, Bank of America ou encore BNP Paribas.

Ce mouvement est l'œuvre d'Eric Holder, procureur général des Etats-Unis (l'équivalent du ministre de la Justice en France) arrivé au pouvoir le 2 février 2009, soit au lendemain de la crise de 2008 qui a fait prendre conscience du problème. Depuis lors, les amendes infligées aux établissements bancaires par l'administration Obama battent tous les records historiques.

2009 : l'année charnière

16 jours après la nomination d'Eric Holder au poste de procureur général des Etats-Unis, le 18 février 2009, la banque UBS est condamnée par un tribunal américain à une amende de 780 millions de dollars. A l'époque il ne s'agissait pas encore du dossier des subprimes mais d'une « simple » affaire d'aide à la fraude fiscale.

Mais le ton était donné : les banques allaient devoir réparer leurs dégâts et Eric Holder n'allait pas se laisser faire.

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Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013. Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio

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