Immobilier : l’accès au crédit rendu plus difficile avec la crise

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Par Jean-Baptiste Giraud Modifié le 10 septembre 2020 à 14h40
Immobilier Banque Credit
15000€Pour un bien de 150.000 euros, il faut disposer d'un apport de 15.000 euros.

Désormais, tout le monde a relativement bien compris que l’époque de l’argent facile et quasiment gratuit pour acheter un studio, un appartement ou une maison est révolue.

Les banques serrent la vis

Avec la crise économique qui couve, les banques restreignent drastiquement les conditions d’accès au crédit. La première restriction porte bien entendu sur les garanties que vous devez apporter. Jusqu’ici, un CDI, et même deux CDI, si c’est un couple qui achète, c’était le Graal.

Seulement voilà : désormais, les banques regardent bien plus en détail qui est l’employeur, et dans quel secteur d’activité il opère. En ce moment, travailler dans la restauration ou l’événementiel, cela ne fait pas rêver les banquiers.

Un apport plus important

Deuxième garantie : l’apport. Il était possible encore, voici peu, d’acheter sans apport, ou en finançant les frais de notaire. Désormais, c’est terminé. si vous visez un bien valorisé à 150.000 euros, il faut avoir au moins 15.000 euros de côté à apporter.

Enfin, il est désormais totalement impossible d’emprunter en se mettant au taquet, c’est-à-dire, en consacrant plus de 30% de ses revenus au remboursement des mensualités de crédit. Et comme il est aussi déconseillé d’emprunter sur une durée supérieure à 25 ans, cela réduit d’autant les possibilités de montages financiers. Maintenant, ne renoncez pas pour autant : avec ces nouvelles règles, ce sont les vendeurs qui vont devoir s’adapter. Vous allez pouvoir de plus en plus négocier les prix dans les prochaines semaines et prochains mois.

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Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016. Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time.  En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007. Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+, Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an. En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier.  Il a également été éditorialiste économique sur Sud Radio de 2016 à 2018.   Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).

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