Immobilier : les acheteurs en quête de grands espaces

Par Olivier Sancerre Modifié le 1 juillet 2021 à 12h17
Immobilier Grands Espaces C21 1
10.287 EUROSLe prix du mètre carré à Paris s'établit à 10.287 euros.

Le secteur immobilier n'a pas connu la crise, bien au contraire. Mais les contours du marché ont tout de même été redessinés à la faveur des confinements et des mesures de restriction : les acheteurs veulent plus d'espace.

L'étude annuelle de Century 21 confirme les tendances observées sur le marché immobilier depuis le début de la crise sanitaire. D'une part, le secteur se porte bien malgré les restrictions, d'autre part, les acheteurs sont en quête de logements plus grands, et privilégient les villes moyennes plutôt que les métropoles. La pandémie, qui a forcé des millions de Français à rester chez eux, ont réinvesti leur intérieur et cela a donné des idées de changer pour plus grand, plus de confort, plus d'espace. Sur les six premiers mois de 2021, le nombre de ventes a dépassé de 6% celui du premier semestre 2020.

Une « correction » à Paris

Le secteur devrait enregistrer plus d'un million de transactions cette année, un volume à comparer aux résultats enregistrés durant la crise financière : 800.000 transactions en 2008, 600.000 seulement en 2009. Ce sont les régions qui en profitent, au détriment des métropoles et de Paris en particulier. Le prix du mètre carré s'est établi à 10.287 euros, en baisse de 3,6% sur un an. Attention, il ne s'agit que d'une correction, souligne Century 21, pas (encore) d'une baisse durable : les acheteurs étrangers manquent en effet à l'appel, ils tirent habituellement les prix vers le haut.

Les sauts de puce des Franciliens

En Île-de-France, qui a représenté 15,5% du marché en 2020 (contre 19% en 2014), les Franciliens font des « sauts de puce » : ils passent de Paris à la petite et à la grande couronne. Ailleurs en France, les régions enregistrent une hausse des transactions de 10% par rapport au premier semestre de 2019. Et les délais de vente se réduisent, signe de la nervosité des acheteurs : une transaction mettait 88 jours à aboutir en 2020, le délai n'est plus que de 80 jours sur les six premiers mois de l'année.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.