Impôts : une nouvelle tentative de fraude téléphonique

Cropped Favicon Economi Matin.jpg
Par Laure De Charette Publié le 22 novembre 2016 à 10h41
Entreprises Attaques Informatique Securite Phishing
2En France, on dénombre plus de deux millions de victimes de phishing en 2015.

En France, on dénombre plus de deux millions de victimes de phishing en 2015. Et d'après un rapport, il y a 110 attaques de phishing différentes, par jour, en France. Soyez vigilants !

Se faire soi-disant rembourser ses impôts

La Direction générale des Finances publiques a lancé une alerte, pour prévenir que tout appel ou message provenant du 01 44 97 26 36 est une tentative de fraude.

Depuis quelques semaines, l'administration fiscale a constaté que les courriels et les appels téléphoniques frauduleux émanant d'escrocs qui proposent notamment aux contribuables un remboursement de leurs impôts sont en hausse. Elle rappelle que les numéros de carte bancaire des usagers ne sont jamais demandés dans le but d'effectuer des transactions ou des remboursements sur internet et que seuls les numéros de téléphone figurant sur les documents officiels (avis ou déclarations d'impôts...) ou le numéro Impôts Service 0 810 467 687 sont fiables pour contacter l'administration fiscale.

Cette escroquerie peut être dénoncée sur le site https://www.internet-signalement.gouv.fr/PortailWeb/planets/Accueil!input.action ou par téléphone via le numéro vert gratuit mis en place par le gouvernement : 0 805 805 817.

Le hameçonnage par téléphone

Le hameçonnage par téléphone (en anglais, vishing: combinaison de voice et phishing) est une technique utilisée par des escrocs via un appel téléphonique pour obtenir frauduleusement vos informations personnelles: mots de passe, numéros de comptes bancaires, codes etc.

Comment reconnaître une tentative de vishing ? Deux types d'appels sont possibles. Les victimes sont contactées par téléphone soit par un automate soit par une personne physique.

Un problème quelconque de compte bancaire peut être évoqué lors de cet appel par un serveur vocal. La victime est alors invitée à composer rapidement un numéro de téléphone.

Lorsque ce numéro est appelé, elle est mise en relation avec un système automatisé lui demandant de fournir ses identifiants bancaires, son numéro de carte bancaire ou son numéro de compte, ainsi que d'autres informations personnelles (cryptogramme, dates de validité de la CB).

Un problème lié à son compte bancaire (opérations inhabituelles par exemple) ou au règlement d'une facture peut aussi être évoqué lors de l'appel. Ces informations seront ensuite utilisées par le fraudeur pour accéder à son compte bancaire, faire des achats sur Internet. Attention, dans certains cas, le premier appel de l'automate sera relayé par une personne physique.

Une personne appelle la potentielle victime et se fait passer pour un employé d'un département de sécurité bancaire ou un employé de sa propre banque. Elle lui signale un problème sur son compte ou avec sa carte de crédit, une éventuelle utilisation frauduleuse pour des achats sur internet par exemple. Le fraudeur demande ensuite de lui communiquer les informations de sa carte bancaire afin de vérifier qu'elle est toujours en sa possession.

Dans tous les cas, il est impératif de ne jamais donner d'informations bancaires, personnelles ou tout autre renseignement par téléphone. Les établissements bancaires ne vous demanderont jamais d'informations par téléphone ou par courrier électronique. Se méfier des messages vocaux de type « Nous suspectons une transaction non autorisée sur votre compte, rappelez le numéro....»

Cropped Favicon Economi Matin.jpg

Journaliste depuis 2005, Laure de Charette a d'abord travaillé cinq ans au service France du quotidien 20 Minutes à Paris, tout en écrivant pour Economie Matin, déjà. Elle est ensuite partie vivre à Singapour en 2010, où elle était notamment correspondante du Nouvel Economiste et où elle couvrait l'actualité politique, économique, sociale -et même touristique !- de l'Asie. Depuis mi-2014, elle vit et travaille à Bratislava, en Slovaquie, d'où elle couvre l'actualité autrichienne et slovaque pour Ouest France et La Libre Belgique.Elle est aussi l'auteur de plusieurs livres, dont "Chine-Les nouveaux milliardaires rouges" (février 2013, Ed. L'Archipel) et "Gotha City-Enquête sur le pouvoir discret des aristos" (2010, Ed. du Moment). Elle a, à nouveau, rejoint l'équipe d'Economie Matin en 2012.

Laisser un commentaire

* Champs requis