Destination 107 : Kev Adams, parcours d’un entrepreneur atypique

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Par Clémentine Joléo Modifié le 30 janvier 2013 à 6h03

Il est jeune et pourtant il cartonne dans son univers du One man show. Intriguée par sa réussite, et parce que j’adore son humour décapant qui raconte bien les jeunes et leur quotidien… j’ai voulu en savoir plus.

Comment avez-vous débuté dans le métier ?

J’ai longtemps fait des castings entre 7 et 18 ans, sans arrêt, jusqu’à 10 par semaine !!! Mon rêve était d’être comédien pour le cinéma ! Puis après beauuuucoup d’échecs… j’ai eu envie de monter sur scène sans doute à force de regarder des spectacles d’humoristes toute mon enfance, comme Gad Elmaleh, Jamel Debbouzze ou encore Elie Kakou. Je me suis lancé dans l’aventure du one-man show sans rien connaître… la tête baissée.

Enquêter et comprendre comment ça marche

Je me suis rapidement renseigné pour savoir où il était possible de jouer et c’est là que j’ai commencé à faire des scènes ouvertes parisiennes (petite salle de théâtre improvisé où des inconnus peuvent se produire devant un public), et notamment au Pranzo, un café théâtre parisien sur les Grands Boulevards… Kev Adams est né…

Croire en sa bonne étoile et travailler dur

Après quelques moments difficiles, vu que j’avais encore cours au lycée la journée, les soirées se sont déroulées de mieux en mieux à force de travail, d’acharnement même ! Je voulais que l’on me voit alors je faisais tout pour… en attendant ma bonne étoile et en attendant surtout que le travail paie…

Le bilan de vos débuts ?

C’était loin d’être facile, je n’avais aucun contact, je ne connaissais personne, j’avais tout à faire pour entrer dans ce milieu si fermé : le showbiz ! A l’origine, je voulais être acteur après avoir vu TITANIC dès mon plus jeune âge. Mais dur dur, voire impossible de se faire remarquer pendant 7 ans ! Mais, aux alentours de 16 ans, cette mini-galère m’a façonné, la volonté et la hargne que j’avais étaient plus fortes que tout : je tâchais de rencontrer des gens, de prendre les conseils là où il fallait les prendre !

Une pression à la maison ?

Ma mère m’avait prévenu qu’elle ne me laisserait pas faire ce métier si je n’avait pas mon bac… et il a bien eu son bac L en 2009 au Lycée Pasteur de Neuilly-sur-seine ! Ah les mamans… !

Vos meilleurs souvenirs ?

La première partie de Gad Elmaleh au Palais des sports devant 4 000 personnes. Un spectacle à l'Olympia à 17 ans. La dernière du Festival de Paléo en Suisse devant 15 000 personnes. Un spectacle aux Arènes de Fréjus devant 4 000 personnes… et les salades de chèvre chaud, les chambres d’hôtels, les villes de France et de Navarre perdues… bref, c’est aussi ça mes meilleurs souvenirs !

Découvrez la suite de l’interview de Kev Adams dans Destination 107

DESTINATION 107 - 272 pages - 25 € - en vente exclusivement sur www.bilabila.fr

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Clémentine Joléo est née à Neuilly sur seine en 1967. Dans une première vie elle a été agent immobilier. Elle rentre dans l’entreprise familiale où elle est agent immobilier. Elle se marie. Alors, elle décide de partir et de reprendre des études. Elle veut alors devenir journaliste. En attendant de commencer sa formation, elle envoie deux candidatures spontanées, dans les rédactions où elle est abonnée : l’une chez Capital, l’autre chez Marie-Claire. Elle est immédiatement engagée en CDD chez Capital grâce à son expertise dans le secteur de l’immobilier. Elle se passionne pour les livres jeunesse et devient même pendant son congé de Superwonder Maman, critique de livres pour le magazine de l’Association ”Jumeaux et plus.” Suite à son divorce, elle décide de quitter la rédaction de TF1 pour travailler chez elle, depuis son bureau à la maison, et ainsi s’occuper au mieux de ses jumeaux âgés d’à peine 3 ans ! Elle redevient pigiste pour des magazines économiques. C’est enfin l’heure de se lancer dans un projet qui lui tient à coeur depuis longtemps : aider les jeunes à trouver leur voie et favoriser leur entrée dans le monde des adultes. Elle va lancer sa propre maison d’édition, pour mettre son projet à exécution, «les éditions du Bila Bila», un clin d’œil aux premiers mots de sa petite dernière, Gloria. Voilà, Clémentine Joléo a 45 ans, trois merveilleux enfants, une maison d’édition à faire grandir et encore plein de projets dans la tête…