Le Veggie de chez Carrefour, ça peut marcher ?

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Par Emilia Capitaine Modifié le 2 juin 2017 à 9h30
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32La gamme Veggie de Carrefour contiendra 32 références.

Avec sa gamme Carrefour Veggie, l’enseigne entend séduire de nouveaux consommateurs. Mais il n’est pas certain que les adeptes des produits végétariens ou vegans répondent favorablement à l’initiative de Carrefour.

Un marché porteur

Alors que le marché végétarien enregistre une croissance de « + 100 à + 150 % », comme l’a indiqué Richard Vavasseur, le directeur des marques Premium de Carrefour dans les colonnes du Parisien, l’enseigne a annoncé qu’elle enrichirait sa gamme Carrefour Veggie, en portant le nombre total de références à 32 d’ici cet été. Boissons, produits surgelés ou frais, épicerie : après le rayon bio et terroir, le « veggie » semble être le nouveau secteur de croissance de l’enseigne.

Les modes de vie et les habitudes alimentaires évoluent et Carrefour souhaite s’emparer des nouvelles tendances qui émergent et s’installent du côté des consommateurs. 22 des 32 références seront vegans, ce qui signifie que les produits, en plus d’être sans viande, ne contiendront rien qui vient de l’animal (œuf, lait, miel etc.). Par ailleurs, Carrefour a précisé que 27 de ces 32 références seraient produites en France.

Carrefour leader sur le secteur

« Nous avons été les premiers à lancer une marque de distributeur sur ce créneau et nous comptons conserver notre avance » a ajouté Richard Vavasseur. Selon lui, les produits de la gamme Veggie ne s’adressent pas qu’aux végétariens mais aussi à tous ceux qui souhaitent limiter leur consommation de protéines animales.

Si l’initiative peut être saluée, il n’est pas sûr que Carrefour parvienne à séduire tous les consommateurs sensibles à ces thématiques, notamment les vegans. En effet, comme pour le « bio de supermarché », le « veggie de chez Carrefour » risque d’être mal perçu et peut provoquer des réticences chez certains consommateurs, pour lesquels le végétarisme ou le veganisme, ne correspondent pas qu’à un changement d’alimentation mais à des « philosophies » de vie bien plus globales de rejet de la consommation de masse.