Les Français ont une image exécrable des banquiers

Par Olivier Sancerre Modifié le 23 août 2021 à 8h15
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40%40% des Français estiment que les banquiers ne sont pas des partenaires pour leurs projets.

La cour des banquiers est bien pleine. Les Français ont une image exécrable de la profession, une animosité alimentée par la crise économique qui a frappé le pays l'an dernier, en même temps que la crise sanitaire.

Il y a des mots qui font plus mal que d'autres. 36% des Français estiment que les banquiers sont des privilégiés, 26% les considèrent même comme des « requins » ! Ce sont quelques uns des enseignements d'un sondage Yougov pour MoneyVox dévoilé par BFM Business, qui démontre le désamour des Français envers les banquiers. La moitié des répondants pensent que ces derniers font passer leurs intérêts avant ceux des clients. Et 4 Français sur 10 déplorent que les banquiers ne représentent pas des partenaires pour leurs projets. L'image des banquiers est devenue exécrable suite à la crise économique de l'an dernier.

Requins, privilégiés…

Les banquiers jouissent de privilèges uniques qui passent de plus en plus mal aux yeux des Français, dont 68% pensent que la banque devrait être un service public gratuit. Il faut dire que le banquier a tout pouvoir pour refuser un crédit ou l'ouverture d'un compte. Il peut examiner de près les dépenses de leurs clients et s'immiscer dans leurs habitudes quotidiennes. MoneyVox explique que le banquier est « le seul commerçant qui a une visibilité directe sur le compte du client, et surtout, qui peut y intervenir directement sans demander son autorisation ».

Gagner de l'argent avec l'argent des autres

Les banques sont également mal vues car elles gagnent de l'argent avec l'argent de la clientèle. Elles peuvent par exemple imposer des frais supplémentaires quand un client est en découvert, contribuant ainsi à enterrer plus profondément la tête de la personne déjà en difficulté. Les révélations autour des traders qui font fortune en Bourse, ou qui entraînent leurs employeurs vers la catastrophe, sont projetées sur les banquiers de proximité dont le métier n'a pas grand chose à voir.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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