Location entre particuliers : enquête ouverte pour concurrence déloyale

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Modifié le 28 mars 2017 à 7h59
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AirBnb, Abritel, Homeaway… les sites de location entre particuliers issus de l’économie collaborative sont une nouvelle fois dans le collimateur de la justice. C’est une plainte déposée par l’Ahtop, l’association des professionnels de la location touristique qui a lancé la procédure. En tout, l’Ahtop a déposé deux plaintes en moins d’un an : une en 2016 et une, avec constitution de partie civile, début 2017.

Concurrence déloyale : l’accusation lourde qui pèse contre AirBnb et les autres

Les professionnels de la location touristique sont le nouveau front sur lequel doivent batailler AirBnb et les autres sites proposant aux particuliers de louer pendant quelques jours leur appartement. L’Ahtop estime en effet, tout comme les 800 professionnels qui ont déposé plainte avec elle, que ces sites pratiquent une concurrence déloyale.

Ces site ne se considèrent pas des intermédiaires entre locataire et bailleur : de fait, ils n’ont pas besoin de la carte professionnelle que doivent détenir, par exemple, les agences. Ils ne sont aps non plus soumis aux mêmes réglementations, notamment en termes d’assurances et de garanties. Pourtant, selon les professionnels, ce que font Airbnb et les autres sites n’est pas très différent de ce que font les agences de location touristiques.

Le fait que les sites ne soient pas soumis aux mêmes réglementations et obligations leur permet de réduire leurs frais et de baisser leurs prix : ils pratiquent, de fait, une concurrence déloyale. Un problème qui n’est pas sans rappeler le conflit qui oppose Uber et les taxis…

Les professionnels perdraient des centaines de millions d’euros

La plainte déposée pour « pratique commerciale trompeuse », « exercice de l’activité d’agent immobilier sans carte professionnelle », « concurrence déloyale » ou encore, « exercice illégal de l’activité de prestataire de services de paiement », a donné lieu, le 16 mars 2017, à l’ouverture d’une enquête.

Une bonne nouvelle pour les plaignants qui estiment à plusieurs centaines de millions d’euros les pertes qu’ils subissent chaque année et une mauvaise pour les sites en question qui doivent une nouvelle fois rendre des comptes à la justice.

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013. Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio

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