Lourde amende confirmée pour des fabricants de produits d’hygiène

Par Olivier Sancerre Modifié le 31 octobre 2016 à 6h40
Hygiene Concurrence Entente 1
948,9 MILLIONSUne dizaine de grands groupes devront payer 948,9 millions d?euros.

Une dizaine de fabricants de produits d’hygiène et d’entretien vont bien devoir régler une amende de près d’un milliard d’euros pour s’être entendus sur les prix. La Cour d’appel de Paris a confirmé une décision de l’Autorité de la concurrence prise il y a deux ans.

En 2014, l’Autorité de la concurrence avait constaté que la plupart des grands groupe du secteur de l’hygiène et de l’entretien s’étaient entendus entre eux pour augmenter les prix de leurs produits, au détriment bien sûr du consommateur. Les faits, qui se sont déroulés entre 2003 et 2006, consistaient à une coordination de la politique commerciale des entreprises incriminées. Cette entente a causé « un dommage à l'économie, compte tenu notamment de leur ampleur nationale, des caractéristiques des marchés en cause, comptant un petit nombre d'acteurs offrant des produits parfois "incontournables" et des effets qu'elles ont engendrés in fine sur les consommateurs », énonçait alors l’Autorité.

La Cour d’appel de Paris confirme

À l’énoncé de cette décision, et de l’amende record — 951,1 millions d’euros —, L’Oréal a eu un haut le cœur : l’amende avait été qualifiée de « totalement disproportionnée », ou encore d’« injustifiée » pour Unilever. Mais ces cris d’orfraie n’ont eu aucune incidence sur le jugement de la Cour d’appel de Paris qui a confirmé l’entente, mais abaissé un peu l’amende : elle est désormais de 948,9 millions. Pas de quoi fanfaronner pour la dizaines de grands groupes.

L’Oréal prend cher

C’était SC Johnson qui avait alerté les autorités de la concurrence, suivi ensuite par Colgate-Palmolive et Henkel, qui bénéficient donc d’une clémence sur le montant de leurs amendes. En revanche, c’est L’Oréal qui paie la part la plus lourde de la condamnation, soit 190 millions d’euros.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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