Loyers professionnels : Les foncières bientôt contraintes de les réduire ?

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Modifié le 5 novembre 2020 à 5h00
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30%Le gouvernement accorde un crédit d'impôt de 30% aux bailleurs qui renonceraient aux loyers durant la crise.

Les petits commerçants, obligés de fermer pour ce Confinement 2 comme ils l’avaient été pour le premier confinement, le disent : leur principal problème pour survivre et ne pas mettre la clé sous la porte ce sont les loyers, souvent très élevés, de leurs locaux professionnels. Le gouvernement a demandé aux propriétaires de faire, eux aussi, un effort… mais face à leur réticence, Bruno Le Maire hausse le ton.

Les grandes foncières dans le collimateur de l’État

Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, semble remonté contre certains grandes foncières : ces dernières ne seraient pas enclines à accordé, comme demandé à maintes reprises par le gouvernement, des réductions ou annulations de loyers pour les commerces fermés. Or, pour le gouvernement c’est un problème : s’il fait tout pour sauver les petits commerces, notamment en les aidant massivement, il ne veut pas que tout cet argent revienne aux foncières et… qu’au final, du fait de ces charges élevées, les petits commerçants ferment malgré tout leurs portes après la crise.

Devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale, le 4 novembre 2020, le ministre de l’Économie a donc décidé d’agir, avec un plan en deux étapes. « Je les recevrai pour les mettre devant leurs responsabilités », a-t-il déclaré. Une première étape, donc, où Bruno Le Maire va gentiment demander à nouveau aux grandes foncières de participer à l’effort de guerre collectif. Selon les retours qui lui auraient été faits, « un certain nombre de grandes foncières ne jouent pas le jeu ».

Les foncières baisseront les loyers, volontairement ou sous la contrainte

La première étape sera donc, pour Bruno Le Maire, de redemander une nouvelle fois aux grandes foncières de faire des efforts. Il veut notamment qu’elles utilisent le crédit d’impôt de 30% mis en place par le gouvernement en échange au renoncement d’un mois de loyer minimum sur la période octobre-décembre 2020.

Mais si ça ne suffit pas, les foncières sont prévenues : « nous verrons ensuite quelles dispositions réglementaires nous pouvons prendre pour obliger les grandes foncières à jouer le jeu de la solidarité face à la crise ».

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013. Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio

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