« Le plan d’aide à la Bretagne est un enfumage et une coquille vide »

Photo Jean Baptiste Giraud
Par Jean-Baptiste Giraud Modifié le 13 décembre 2022 à 20h41

Il va falloir trouver autre chose pour calmer les Bonnets Rouges. Dans un communiqué envoyé à la presse ce matin, Christian Troadec maire de Carhaix et l'un des porte-parole du mouvement, rejette en bloc le pacte d'avenir pour la Bretagne dont le gouvernement a fait la promotion ces derniers jours, et qui promet 2 milliards d'euros d'aides publiques pour la région. Mais dans les faits, les 2 milliards comprennent des aides déjà promises pour la plupart, et surtout son étalées sur six ans, de 2014 à 2020. Certaines n'ont rien de spécifiquement bretonnes comme les aides au logement ou à la transition écologique et énergétique... D'où la colère de Christian Troadec, qui parle de coquille vide et d'enfumage à propos du texte.

Pacte d'avenir : Des aides déjà promises par ailleurs

" Le gouvernement vient de rendre public les grandes lignes de son « Pacte d’avenir pour la Bretagne ».Le moins qu’on puisse dire, c’est que le compte n’y est pas et que ce texte, marqué de l’empreinte de la technostructure administrative parisienne, ne répond nullement aux attentes de la société bretonne exprimées de différentes manières ces dernières semaines". Difficile d'être plus clair. Mais non, Christian Trohadec en rajoute plus loin dans son communiqué : "Ce pacte, c’est de l’enfumage et une coquille vide que seule la mobilisation des Bonnets Rouges organisée par le collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne » devrait permettre de remplir".

Les Bonnets Rouges vont multiplier les actions

Conséquence, le collectif qui coordonne l'action des Bonnets Rouges annonce l'accélération des actions. "Nous allons multiplier la création de comités locaux de soutien aux Bonnets Rouges" précise le communiqué. Jean-Marc Ayrault, ancien maire de Nantes, avait prévu de venir en Bretagne pour vendre le Pacte d'Avenir. Les Bonnets Rouges l'attendent de pied ferme et "généreusement", "invitent le Premier ministre à déifférent son voyage pour la signature de ce pacte afin de laisser le temps à la société bretonne de bâtir un texte et un projet qui puissent avoir l'assentiment du plus grand nombre"...

Photo Jean Baptiste Giraud

Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016. Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time.  En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007. Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+, Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an. En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier.  Il a également été éditorialiste économique sur Sud Radio de 2016 à 2018.   Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).

Aucun commentaire à «« Le plan d’aide à la Bretagne est un enfumage et une coquille vide »»

Laisser un commentaire

* Champs requis