Netflix a une fois encore payé très peu d’impôts en France

Par Olivier Sancerre Modifié le 4 août 2021 à 8h12
Netflix Impots France 2020 1
728.033 EUROSNetflix a payé 728.033 euros d'impôts en France l'an dernier.

Netflix alimente la controverse entourant l'imposition des grands groupes du numérique et d'internet. La plateforme de streaming a payé moins de 730.000 euros d'impôts en France l'an dernier alors que la pandémie lui a permis d'engranger des abonnés supplémentaires.

Avec la crise sanitaire déclenchée en mars 2020, les confinements et autres mesures de freinage ont poussé des millions de Français à rester chez eux. Pour s'occuper, beaucoup d'entre eux se sont abonnés à Netflix : selon les analystes, la plateforme de streaming compte plus de 8 millions d'abonnés français. Mais ce surcroît d'activité ne s'est pas concrétisé en impôts supplémentaires : selon les informations de Capital, Netflix n'a en effet versé que 728.033 euros d'impôts au titre de son exercice 2020 en France. C'est plus que pour 2019 (564.174 euros), mais la somme reste très modeste en regard de l'activité réelle du groupe…

Une imposition inférieure à 730.000 euros

En France, Netflix a deux filiales qui s'occupent principalement du marketing et de la production de contenus. Si le groupe paie 20% de TVA sur les services et ligne et verse 5,15% de son chiffre d'affaires au Centre national du cinéma (CNC), la plus grande partie de ses revenus est reversée à la filiale néerlandaise Netflix International BV, qui supervise l'activité internationale de l'entreprise en dehors des États-Unis. Les Pays-Bas sont connus pour leur fiscalité très avantageuse…

Des changements en 2021

Cette optimisation fiscale permet à Netflix de payer un minimum d'impôts en France. Mais les choses ont changé depuis le début de l'année : les nouveaux abonnés français signent en effet un contrat en France, ce qui devrait augmenter le chiffre d'affaires de la filiale tricolore et donc, ses bénéfices. « Nous apportons des modifications à notre structure d’entreprise pour mieux refléter la croissance de nos activités en France », explique la société à Capital. Celle-ci fait d'ailleurs de même en Espagne ou encore au Royaume-Uni.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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