Les nouvelles promesses de François Hollande : baisses d’impôts, reprise, vote des étrangers…

Par Olivier Sancerre Modifié le 14 juillet 2014 à 19h16

Il y a un an, François Hollande avait, à l’occasion du 14 Juillet, assuré que « la reprise [était] là ». Pas suffisamment visiblement, puisque le chômage ne cesse de croître alors que le pays semble s’enfoncer toujours plus dans la crise.

Une reprise qui tarde

Mais le président de la République n’en a pas moins conservé son volontarisme et un certain optimisme qui tranche quelque peu avec les réalités de l’économie en France. La reprise ? « Elle est là, mais elle est trop fragile, trop hésitante, trop vulnérable », a t-il affirmé lors de la traditionnelle interview du 14 Juillet cette année. Pour accompagner ce léger souffle, François Hollande a lancé en janvier son pacte de responsabilité dont les fruits ne pourront recueillis qu’à partir de la fin de l’année.

En attendant, le texte engage l’État à retourner 40 milliards d’euros aux entreprises afin qu’elles reconstituent leurs marges, investissent et embauchent. Le président attend désormais des engagements de la part des sociétés, qui doivent montrer leur « confiance » dans l’économie française.

Nouvelles baisses d’impôts programmées

Du côté des ménages, François Hollande, qui a rappelé que le taux de fiscalité était en France de 45%, a assuré qu’il y aurait « plusieurs centaines de milliers de Français qui [paieront] moins d'impôts » en 2015. Dès cette année, ce sont un million de ménages qui sortiront de l’impôt sur le revenu.

Mais le mantra de François Hollande, c’est encore et toujours l’emploi, pour lequel « nous n’avons pas tout essayé ». L’objectif de l’inversion de la courbe du chômage pour la fin 2013 n’a pas été tenu. Le taux de chômage de 10%, « je ne peux pas l'admettre. (…) La priorité est de faire en sorte qu'il y ait moins de chômage », assène t-il. Il présidera d’ailleurs une réunion à la rentrée pour faire en sorte de créer 500 000 postes d’apprentis d’ici 2017.

Si 2015 sera tout entier tourné vers l’économie, les réformes de société attendront l’année suivante. En ligne de mire, le vote des étrangers extra-communautaires aux élections locales. Hollande pense pouvoir obtenir un consensus sur le sujet à la fin de son quinquennat, car il y est favorable, mais « uniquement pour les élections locales ».

Interrogé sur la situation judiciaire de son prédécesseur, François Hollande a fait un lapsus savoureux : pour lui, Nicolas Sarkozy est présumé « coupable… présumé innocent ». Il ne lui appartient pas de faire la moindre remarque sur le travail de la justice. Concernant ses relations avec Manuel Valls, le président de la République a assuré qu’il n’y avait pas l’épaisseur d’une feuille à cigarette entre eux deux. « Si j’ai choisi Manuel Valls, c’est parce qu’il met de l’efficacité de l’organisation et aussi de la rapidité » dans l’action publique.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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