Pétrole : la production baissera, les carburants seront plus chers

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Modifié le 29 novembre 2022 à 9h25
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50 DOLLARSLe baril de pétrole a dépassé les 50 dollars en décembre 2016.

Il aura fallu du temps et de nombreuses réunions durant lesquelles toute issue était possible : plusieurs ont même échoué. Mais l’accord concernant la production de pétrole est bien là et il a été ratifié par les pays de l’OPEP ainsi que par onze pays non-membres de l’organisation. La production de brut va donc baisser afin de faire remonter les cours de l’or noir et donc les prix à la pompe.

Un accord entre pays de l’OPEP et pays non membres

Le 10 décembre 2016 lors de la réunion de Vienne, l’accord a été trouvé. Un accord qualifié d’historique par le président de l’OPEP, le ministre de l’Energie saoudien Mohamed Saleh Al-Sada. Grâce à cet accord l’offre journalière de brut sur les marchés va fortement baisser, bien que légèrement moins que ce qu’espérait l’organisation. Ainsi faisant, les pays producteurs espèrent faire remonter le cours du pétrole en Bourse.

La tendance à la hausse est déjà enclenchée avec un baril désormais stable au-dessus des 50 dollars pour le Brent de Londres depuis le début du mois de novembre. C’est près de deux fois plus que le prix du brut à la mi-janvier 2016.

De combien va baisser la production de pétrole dans le monde ?

Deux accords ont été signés et ils sont intimement liés. Le premier date du 30 novembre 2016 et ne concerne que les pays producteurs de pétrole membres de l’OPEP. Ces derniers se sont engagés à réduire de 1,2 million de barils par jour leur production. Un accord arraché à Vienne malgré les réticences de divers pays dont, notamment, l’Iran qui peut exporter du pétrole de nouveau depuis janvier 2016 et qui compte sur cette ressource pour relancer son économie étouffée de plus de dix ans d’embargo international sur fond de crise du nucléaire.

Le deuxième accord, qui date du samedi 10 décembre 2016, concerne onze pays non-membres de l’OPEP mais dont la production pèse tout autant sur les marchés. La Russie, le Mexique, le Kazakhstan, la Malaisie, Oman, l'Azerbaïdjan, Bareïn, la Guinée équatoriale, le Sud Soudan, le Soudan et Brunei ont accepté de réduire leur production de 558 000 barils par jour, la Russie représentant à elle seule 300 000 barils.

Au total, donc, au 1er janvier 2017 la production de pétrole devrait chuter de 1,758 million de barils. Une bonne nouvelle pour les caisses des pays concernés et pour les entreprises du secteur pétrolier mais pas pour les automobilistes. L’augmentation du cours du brut sur les marchés va se répercuter sur les prix à la pompe dont la hausse a déjà commencé.

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013.   Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio