Le nouveau plan Valls : suppression de la Prime pour l’Emploi et baisse des impôts

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Modifié le 20 août 2014 à 8h52

Le journal Les Echos révèle ce mercredi 20 août 2014 le nouveau plan du Premier Ministre pour tenter de redresser la barre du pays. Un plan qui, encore une fois, se base sur une baisse d'impôts alors que les rentrées de l'Impôt sur le Revenu sont déficitaires de 10 milliards d'euros par rapport à ce qu'avait prévu le gouvernement pour 2014.

Une réduction d'impôt en 2015

Première mesure, selon Les Echos, c'est une réduction d'impôt pour 2015. Cette réforme devrait être prévue dans le budget de l'Etat qui sera présenté par le gouvernement en septembre 2014. La réduction sera alors effectivement sur l'impôt de 2014, payé par les Français à la rentrée 2015.

But de la manœuvre, semble savoir le quotidien, est la pérennisation de la baisse déjà insérée dans le calcul de l'impôt sur le revenu 2013. Une baisse comprise entre 350 et 700 euros et qui a concerné plus de foyers que prévu cette année : 4,2 millions de foyers fiscaux au total.

Ainsi faisant, expliquent Les Echos, le gouvernement devrait réussir à répercuter sur les foyers la baisse des impôts prévue dans le Pacte de Responsabilité que le Conseil constitutionnel a censurée pour cause d'égalité entre les travailleurs. La réforme ainsi censurée devait rapporter quelques 2,5 milliards d'euros de pouvoir d'achat aux ménages aux revenus les plus faibles.

Plus de prime pour l'emploi

Toujours selon le journal Les Echos qui dévoile cette information en exclusivité, le gouvernement revoit de réformer également la Prime pour l'Emploi (PPE) qui devrait être supprimée. Cette prime, qui est un crédit d'impôt, agit « à retardement ». L'autre côté de la réforme devrait toucher le RSA Activité, l'aide pour les travailleurs les plus pauvres.

Mais ces deux mesures, selon les informations des Echos, ne devraient pas s'appliquer pour l'année 2015 mais bien pour l'année suivante, ce qui en réduira l'impact budgétaire pour 2015. Le budget de l'Etat sera déjà difficilement tenable en 2015 alors même que Bruxelles veut que la France ait un déficit public inférieur à 3% cette année-là. Les dernières prévisions laissent penser que cet objectif ne pourra vraisemblablement être atteint.

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013. Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio

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