Pôle Emploi réclame ses trop-perçus par SMS

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Par Jean-Baptiste Le Roux Modifié le 27 février 2013 à 10h17

L'heure est à la communication moderne chez Pôle Emploi !

Confrontée à un problème de recouvrement des indus de la part des demandeurs d'emploi, notre agence nationale pour l'emploi abandonne le courrier pour le SMS. Avant la mise en place de cette mesure, le chômeur recevait un premier courrier, à l'amiable, par le biais de la Poste ou de son espace personnel chez Pôle Emploi. Après un délai d'un mois, en l'absence de remboursement, le chômeur était mis en demeure par lettre recommandée.

Mais depuis le 8 janvier dernier, certains demandeurs d'emploi de la Région Rhône-Alpes ont eu la surprise de recevoir, en plus du courrier leur notifiant leur obligation de remboursement, un SMS de relance si le montant du trop-perçu était inférieur à 500 euros. Si jamais le montant était supérieur à cette somme, c'est un coup de fil de la plateforme 3949 qui indiquerait au chômeur la nécessité de rembourser la somme.

Dans des termes peu amènes, le texto en question dit la chose suivante : "Vous avez un trop-perçu qui n'est pas soldé. En l'absence de règlement sous huit jours, vous recevrez une mise en demeure." Cela a le mérite d'être clair. Pour Pôle Emploi, il s'agit juste d'un rappel pour éviter une détérioration de la situation.

Mais les syndicats ne l'entendent pas de cette manière et trouvent la méthode réellement violente, tout en doutant de l'aspect préventif de la démarche. Ils estiment en outre que cette campagne de SMS risque d'entraîner énormément de flux dans les agences, qui n'ont actuellement pas les moyens humains pour y répondre.

Pourtant la chasse aux trop-perçus est une priorité pour Pôle-Emploi. En 2010, sur les 72 millions d'euros d'indus, seuls 40 millions ont été recouvrés.

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Jean-Baptiste Le Roux est journaliste. Il travaille également pour Radio Notre Dame où il anime des matinales et l'émission Parole d'Evêque. Il a travaillé pour Jalons, Causeur et Valeurs Actuelles avec Basile de Koch avant de rejoindre Economie Matin, à sa création, en mai 2012. Il est diplômé de l'Institut européen de journalisme et membre de l'Association des Journalistes de Défense. 

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