Porsche : après le DieselGate, « l’EssenceGate » ?

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Modifié le 26 août 2020 à 14h55
Porsche Prime Record 2016 1
535 MILLIONS €Porsche a été condmanée à 535 millions d'euros d'amende en Allemagne dans le cadre du DieselGate.

Le DieselGate, le plus important scandale dans l’industrie automobile de tous les temps, autant en termes du nombre de voitures impliquées, de marques ou encore de coûts, va-t-il avoir un petit frère ? Selon plusieurs médias allemands, ce serait chez Porsche que ça se jouerait. Le constructeur sportif, qui avait truqué ses moteurs diesel, aurait truqué ses moteurs essence.

Les émissions des moteurs essence plus importantes qu’annoncé ?

Le DieselGate avait éclaté lorsque des associations ont remarqué que les émissions polluantes de certains moteurs Diesel étaient supérieures à celles annoncées par le constructeur… et à celles relevées par les services d’homologation. La technique utilisée était un logiciel qui changeait artificiellement la gestion des émissions lorsque la voiture passait des contrôles.

Selon les médias allemands Bild am Sontag et Handelsblatt, relayés par Reuters, le constructeur allemand Porsche, propriété du géant Volkswagen, au centre du DieselGate (mais pas le seul concerné), aurait lancé une enquête interne : il soupçonne des manipulations sur les moteurs essence de deux de ses modèles. Comme pour le DieselGate, les émissions réelles des voitures seraient supérieures à celle déclarées et homologuées.

Porsche montre patte blanche pour éviter l’EssenceGate

Deux modèles, pour l’instant, seraient concernés : la Porsche 911 et la Porsche Panamera, dans leurs versions produites entre 2008 et 2013. Ce serait la même période que celle du DieselGate (le trucage des moteurs Diesel a été identifié pour la période 2009-2015). Mais cette fois, il semblerait que le constructeur sportif ait décidé de prendre les devants.

Afin d’éviter un nouveau scandale majeur, qui serait catastrophique en pleine pandémie, Porsche a donc prévenu la KBA, l’Autorité fédérale des transports allemande, et la justice. La KBA a elle-même ouvert une enquête de son côté.

Reste à savoir si l’affaire fera tâche d’huile ou s’il ne s’agit que d’une fraude à petite échelle. Le DieselGate avait lui aussi commencé de la sorte, avec un ou deux modèles concernés, avant de s’étendre à près de 11 millions de voitures chez Volkswagen et entraîner des enquêtes chez des constructeurs du monde entier, comme Fiat ou PSA.

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013. Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio

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