Les pourboires seront-ils bientôt obligatoires ?

Par Olivier Sancerre Modifié le 20 août 2017 à 16h41
Pourboire Obligatoire Umih 1
96%96% des Français disent laisser des pourboires.

C'est une belle controverse qui va agiter les bars et les restaurants en plein été. Faut-il rendre les pourboires obligatoires ? Les professionnels du secteur réfléchissent au sujet alors que les Français se montrent de moins en moins généreux.

La générosité des Français en matière de pourboires est très relative, pour une bonne raison : le service est compris dans le prix de l'addition. Dans bon nombre d'autres pays, notamment aux États-Unis et au Royaume-Uni, les pourboires représentent le seul salaire des serveurs, il est donc de coutume de laisser 15% de l'addition — plus ou moins si l'on est très satisfait du service… ou pas ! Quoi qu'il en soit, les visiteurs étrangers en France laissent plus volontiers un pourboire que les clients français.

Moins d'argent pour les serveurs

Selon l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih), les pourboires laissés par les Français sont en nette régression, déplore Hervé Becam, vice-président de l'organisation. Les pourboires « se font rares. Et les Français donnent des sommes de moins en moins conséquentes », explique-t-il au Parisien-Aujourd'hui en France. Certes, en été les touristes se font plus généreux qu'en hiver. Si les serveurs reçoivent moins d'argent, c'est peut-être que le service offert aux clients est insuffisant… ou que ces derniers sont plus pingres ! Difficile de démêler les fantasmes de la réalité.

Une proposition faite au législateur

Quoi qu'il en soit, l'organisation travaille sur le sujet et une proposition sera faite au législateur pour imposer les pourboires. Ces derniers pouvaient représenter de 15 à 20% de l'addition il y a quelques années, alors qu'ils ne comptent que pour 2 à 3% aujourd'hui. Il est donc important de rétablir l'équilibre, quitte à rendre ces pourboires obligatoires… Pourtant, selon un sondage Directours, 96% des Français disent laisser un pourboire, un chiffre qui est sans doute plus proche du fantasme que de la réalité.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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