Prélèvements, impôts, taxes : la France mauvaise élève

Par Olivier Sancerre Modifié le 10 décembre 2014 à 18h36

Si le sentiment de matraquage fiscal est si tenace en France, c'est qu'il s'appuie pour une bonne partie sur… la réalité. La déni;re étude de l'OCDE place en effet l'Hexagone au second rang des pays au plus fort taux de prélèvements obligatoires.

Une forte pression fiscale

Dans le détail, le taux des prélèvements obligatoires, c'est à dire le rapport entre le PIB et les recettes fiscales, s'est élevé à 45% en 2013 en France. Le trio de tête est en fait le même qu'en 2012 : la Belgique est troisième à 44,6%, la France est deuxième, et le Danemark conserve la première position à 48,6%. À titre de comparaison, l'Allemagne s'affiche à 36,7%, les États-Unis à 25,4%, le Mexique fermant la marche avec seulement 19,7%. Un seuil sous lequel il devient impossible de faire fonctionner les services publics…

L'Hexagone sur le podium

Qu'on se rassure donc, l'Hexagone est très loin de de la situation mexicaine. Cette position particulièrement élevée de la France s'explique évidemment par l'accroissement des taxes et des impôts réalisé par les gouvernements depuis 2009, avec une charge fiscale qui a gagné 3,7 points, dont 1 point de PIB depuis 2011. Cette année là, les prélèvements ont augmenté de 20,1 milliards d'euros, suivis par 23,5 milliards en 2012 et 26,3 milliards l'an dernier.

Ce n'est donc pas une vue de l'esprit que de ressentir le poids des impôts. C'est d'autant plus flagrant que la moyenne des pays de l'OCDE a plutôt tendance à refluer : elle se situe à 34,1%. Le gouvernement a prévu d'abaisser quelque peu le feu des prélèvements, mais ces mesures n'aideront qu'à faire stagner la pression fiscale.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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