Prêt bancaire : des meules de parmesan servent comme garantie en Italie

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Par Jean-Baptiste Giraud Modifié le 1 octobre 2020 à 17h08
Fromage Parmesan Pret Bancaire
90 millions €5 tonnes de fromage de parmesan valent plus de 90 millions d'euros.

Il s’est passé quelque chose d’incroyable cette semaine en Italie.

Une garantie originale

Une banque, en l'occurrence la Deutsche Bank, a accepté de prêter 30 millions d’euros à un entrepreneur en prenant pour garantie... des meules de parmesan.

Pas quelques dizaines, mais pas moins de 125.000 meules, d’un poids de 40 kilos chacune. Le banquier n’est pas fou : ces 5 tonnes de fromage valent en réalité plus de 90 millions d’euros au prix du kilo. Et le parmesan se conserve longtemps, pourvu qu’il reste bien à l’abri et au frais dans une cave. Si je vous raconte cette histoire, c’est que peu de gens le savent, mais toutes les banques peuvent accorder un prêt en échange d’une garantie.

Quelles autres garanties donner ?

Bien évidemment, la garantie idéale c’est de l’argent, ou du quasi argent : par exemple, un contrat d’assurance-vie, ou encore, par exemple, des actions. On peut aussi donner en garantie un bien immobilier : dans ce cas précis, cela s’appelle une hypothèque, et il faut passer chez le notaire.

Mais il est aussi possible de donner en garantie un bien meuble : par exemple, une voiture de collection ou du matériel agricole. Emprunter en donnant un bien en gage peut permettre de passer un cap difficile, de rebondir. Et au pire, si l’on ne peut pas rembourser, on peut vendre le bien, sachant qu’une banque ne prêtera jamais plus de 70% de sa valeur réelle, et plutôt, par prudence, 50%.

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Jean-Baptiste Giraud est le fondateur et directeur de la rédaction d'Economie Matin. Il est également intervieweur économique sur RTL dans RTL Grand Soir (en semaine, 22h17) depuis 2016.Jean-Baptiste Giraud a commencé sa carrière comme journaliste reporter à Radio France, puis a passé neuf ans à BFM comme reporter, matinalier, chroniqueur et intervieweur. En parallèle, il était également journaliste pour TF1, où il réalisait des reportages et des programmes courts diffusés en prime-time. En 2004, il fonde Economie Matin, qui devient le premier hebdomadaire économique français. Celui-ci atteint une diffusion de 600.000 exemplaires (OJD) en juin 2006. Un fonds economique espagnol prendra le contrôle de l'hebdomadaire en 2007.Après avoir créé dans la foulée plusieurs entreprises (Versailles Events, Versailles+, Les Editions Digitales), Jean-Baptiste Giraud a participé en 2010/2011 au lancement du pure player Atlantico, dont il est resté rédacteur en chef pendant un an.En 2012, soliicité par un investisseur pour créer un pure-player économique,  il décide de relancer EconomieMatin sur Internet  avec les investisseurs historiques du premier tour de Economie Matin, version papier. Il a également été éditorialiste économique sur Sud Radio de 2016 à 2018. Jean-Baptiste Giraud est également l'auteur de nombreux ouvrages, dont notamment "Combien ça coute, combien ça rapporte" (Eyrolles), "Les grands esprits ont toujours tort", "Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres", "Pourquoi les bois ont-ils des cerfs", "Histoires bêtes" (Editions du Moment) ainsi que "le Guide des bécébranchés" (L'Archipel).

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