Protection sociale : rien n’est réglé, il faut changer de système

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Par Patrick de Casanove Modifié le 28 décembre 2012 à 7h49

« Le solde du système de retraite (y compris le FSV) resterait négatif à court et moyen terme. Le besoin de financement se creuserait régulièrement au cours des premières années, passant de 14 milliards d’euros en 2011 à 21,3 milliards en 2017, soit respectivement 0,7 et 1 point de PIB (…) il faudrait pour atteindre l’équilibre annuel en 2020 :

- soit une hausse du taux de prélèvement global apparent de 1,1 point par rapport au taux projeté en 2020 ;

- soit une baisse du rapport entre la pension moyenne nette et le revenu moyen net d’activité de 5 % par rapport à 2011 ;

- soit un décalage supplémentaire de l’âge effectif moyen de départ à la retraite d’environ 9 mois, c’est-à-dire un décalage au total d’environ un an et 9 mois par rapport à 2011. » Conseil d’Orientation des Retraites, 11ème rapport : « Retraites : perspectives 2020, 2040 et 2060 » du 19/12/2012

Rien n’est réglé pour l’Assurance maladie dont le déficit 2012 est prévu à 6,8 milliards d’euros sur un déficit du Régime général plus Fonds de Solidarité Vieillesse atteignant 19,9 milliards. Rapport juillet 2012, Commission des comptes de la Sécurité sociale.

Notre protection sociale est en faillite. C’est un monopole d’État, la responsabilité individuelle et le libre choix sont remplacés par l’arbitraire et les prélèvements obligatoires. Malgré la Sécurité sociale, les Français vivent l’insécurité sociale avec le chômage, les travailleurs pauvres, les mal logés, les sans abris, les déserts médicaux, tous conséquences du collectivisme.

Pour l’Assurance maladie comme pour les Retraites les mesures déjà prises ou préconisées consistent à augmenter les prélèvements et diminuer les prestations. La véritable solution est le respect des Droits individuels, la liberté économique et le libre choix. Cela passe par la restitution aux personnes de la totalité de leurs revenus, un seul impôt faible et proportionnel, le libre choix des prestataires pour servir les retraites ou l’assurance maladie. Sans oublier le libre usage de la propriété foncière et le contrat préféré à la loi dans le monde du travail. Ces mesures résoudront le problème de la misère en créant croissance et prospérité. Ce sujet ne peut être dissocié de celui de l’accès aux soins et à une retraite décente. L’État sera concentré sur ses fonctions régaliennes donc efficace, avec un filet de sécurité pour les personnes en difficulté.

Il s’agit là d’un profond changement dans la façon qu’ont les Français de penser leur protection sociale. Les politiciens et leurs alliés le disent impossible pour éviter de le proposer et garder leur pouvoir. Les Français doivent exiger de recouvrer leur liberté de choix. Il faut avoir le courage de leur en offrir l’opportunité. S’il n’y a rien à attendre de la classe politique actuelle pourquoi ne pas passer par la démocratie directe et le référendum d’initiative populaire ?

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Né en 1959, marié, père de 4 enfants, le docteur Patrick de Casanove, diplômé en 1985, exerce comme généraliste dans la ville d'Ondres. Il en a été le Maire de 1995 à 2001. Il écrit des articles pour le journal suisse Le Temps et pour diverses institutions libérales. Il est président du Cercle Frédéric Bastiat. Il est l’auteur de "Sécu comment faire mieux".

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