Réseaux sociaux : quand les Américains surveillent leurs élèves

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Par Tugdual de Dieuleveult Modifié le 28 août 2013 à 16h54

C'est sans doute une grande première. Un groupe scolaire américain vient d'embaucher une société ayant pour fonction de surveiller l'activité des étudiants sur les réseaux. Bien évidemment, il ne s'agit pas de toutes les activités des jeunes , seulement leurs "activités publiques".

Chercher des preuves de harcèlement

Le job de ce surveillant du web, qui rappelle à sa petite échelle l'affaire d'espionnage Prism, consiste comme son nom l'indique à surveiller les étudiants. Il devra en effet rechercher des preuves de harcèlement, de crimes, de consommation de drogue etc... La société Geo Listening qui a été engagée par le Glenade Unified School District aura également le pouvoir de signaler des élèves qui semblent évoquer des envies de suicide. Le programme mis en place n'accèderait toutefois qu'à des informations déjà rendues publiques par les élèves, et ne violerait aucun règle, rapporte le Huffpost.us.

13 000 élèves surveillés

Ce sont pas moins de 13 000 élèves qui sont ainsi surveillés et ceci ne semble pas vraiment plaire à tous les parents dont certains ont déjà fait connaître leur opposition à cette initiative qui a été lancée après le suicide d'un élève victime de harcèlement sur la toile. On peut comprendre ces parents réticents, il y a une vraie problématique autour du stockage et de l'utilisation des données récoltées.
La question : à quand un pion du web dans les écoles françaises ?

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Journaliste pour RMC.fr, Tugdual de Dieuleveult a demarré sa carrière à la télévision en réalisant un documentaire pour Canal+/Lundi Investigation (Dieuleveult : enquête sur un mystère). Il s'investit dans l'ONG Solidarité Internationale et part au Darfour en 2008 pour la Journée Mondiale de l'Eau. En 2010, il rejoint l'équipage de La Boudeuse en Amazonie et participe à l'élaboration de deux documentaires diffusés sur France 5. Il se spécialise ensuite sur le web et collabore avec plusieurs rédactions dont Europe 1, Atlantico, Oh My Food et RMC depuis 2012. Il a intégré Economie Matin dès sa création.

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