Le salaire minimum allemand, une chance pour l’Europe ?

Par Olivier Sancerre Modifié le 28 novembre 2013 à 1h20

Angela Merkel a finalement accepté d’instaurer un salaire minimum en Allemagne, afin de pouvoir diriger le pays avec le Parti social-démocrate (SPD). Une annonce qui réjouit particulièrement la France et l’Espagne.

8,50 euros de l’heure : une exigence du SPD

Ce salaire minimum de 8,50 euros de l’heure était une exigence du SPD pour former la coalition gouvernementale qui dirigera l’Allemagne. Lors d’une rencontre bilatérale, François Hollande et son homologue espagnol Mariano Rajoy ont salué la nouvelle. Cet accord est « bon pour l’Allemagne » et « bon aussi pour l’Europe », a souligné ce dernier. Pour le président français, cet accord de gouvernement va « dans la bonne direction ».

Ce salaire minimum devrait augmenter le pouvoir d’achat outre-Rhin, donc stimuler toute l’économie européenne. Un signe qu’attendait depuis longtemps les dirigeants européens, qui reprochent à l’Allemagne de vendre beaucoup à l’extérieur, sans consommer à l’intérieur. La balance commerciale du pays pourrait être moins déséquilibrée à terme, au bénéfice des partenaires de l’Allemagne - et au premier chef, la France.

L’Allemagne plus souple ?

La rencontre Paris-Madrid a eu pour but de préparer un sommet européen qui se consacrera à l’union bancaire, afin d’éviter une nouvelle crise qui ferait souffrir encore plus les maillons faibles de la zone Euro. La France, l’Espagne et l’Italie tentent de faire front commun pour peser sur l’Allemagne, plus rigoureuse jusqu’à maintenant.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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