Transports : La validité des tickets de TER réduite à 7 jours

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Publié le 9 avril 2014 à 11h52

La fraude, pour la SNCF, est un véritable souci ; surtout sur les trains régionaux qui, souvent, n'ont pas de contrôleur (ou ont un contrôleur qui ne contrôle pas). Avec la durée actuelle de validité du billet de TER, de 61 jours, il y a une technique très simple pour frauder : ne pas composter. Mais cette période est bientôt finie.

La fraude la plus simple du monde

Aujourd'hui il est possible de frauder la SNCF d'une façon simple : il suffit d'acheter un billet de TER, de ne pas le composter et de le réutiliser tout le long de la période de validité qui est de 61 jours. Tant qu'il n'y a pas de contrôleur sur le train, pas besoin de racheter un billet.

Et s'il y a un contrôleur ? Il suffit de se présenter à lui de son propre chef lors du célèbre « premier passage » et de dire qu'on a eu un souci au moment de composter. Il compostera alors le ticket mais ne fera pas d'amende.

Cette technique est très utilisée, notamment par les étudiants qui font des trajets réguliers. Mais elle coûte cher à la SNCF qui estime la fraude à près de 300 milliards d'euros de manque à gagner par an (toutes fraudes confondues).

Réduire la validité du billet pour obliger à en racheter un

Si aujourd'hui un billet de TER (soit un billet sans réservation) est valable deux mois, il ne le sera bientôt plus selon une information du journal Le Parisien. Sa durée de validité pourrait être réduite à 7 jours, obligeant ainsi les fraudeurs à racheter un ticket au moins chaque semaine. Soit, en deux mois, 7 tickets de plus.

Mais ce n'est pas le seul axe de lutte. Le problème de la fraude sur les TER est également liée au prix de l'amende qui, aujourd'hui, est de 35 euros pour un trajet de 100 kilomètres ou plus (auxquels s'ajoutent le prix du billet pour le trajet) et de 25 euros pour un trajet inférieur à 100 kilomètres. Avec des amendes aussi peu élevées, nombreux sont ceux qui se disent que « le jeu vaut la chandelle ».

Alain Le Vern, nouveau directeur général régions de la SNCF, l'a bien compris et compte changer la donne. « Je souhaite que les amendes dépassent les 100 euros » a-t-il déclaré au journal Le Parisien.

A ce prix-là, les fraudeurs occasionnels y penseront peut-être à deux fois avant de ne pas composter.

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013. Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio

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