Forte hausse des tarifs bancaires en 2018

Paolo Garoscio
Par Paolo Garoscio Modifié le 12 janvier 2018 à 7h08
Banques En Ligne Marche Developpement France
9%Depuis 2013 les tarifs bancaires ont augmenté de 9% en moyenne en France.

Avoir un compte bancaire coûte de plus en plus cher en France alors même que la révolution des banques 100 % digitales, qui ne facturent pas de frais de tenue de compte, continue de convaincre de plus en plus de ménages. L’association de consommateurs UFC Que Choisir a fait le point sur les hausses de tarifs le 11 janvier 2018 : les Français vont encore une fois payer cher.

211 euros pour un compte bancaire

Selon l’étude publiée par l’UFC, un compte bancaire en 2018 va coûter en moyenne 211 euros aux Français, une somme en hausse de 2,2 % par rapport à 2017 et en hausse de 9 % par rapport à 2013. L’UFC précise que son étude a été réalisée grâce aux brochures tarifaires de 22 établissements et signale que l’augmentation a été 3 fois supérieure à l’inflation en France. Les Français sont donc largement perdants.

Mais des économies sont possibles : il faut changer d’établissement bancaire, une opération rendue beaucoup plus simple depuis quelques années. En faisant jouer la concurrence, l’UFC estime qu’un senior peut « réaliser 153 euros d’économies » et même 236 euros pour « un habitué des dépassements de découvert » sur l’année.

Des hausses importantes pour les services en agence

Les banques semblent tenter de récupérer le moindre euro possible auprès de leurs clients en augmentant certains tarifs de manière exceptionnelle si bien que l’UFC Que Choisir estime qu’ils ont « littéralement flambé ». L’association de consommateurs souligne notamment l’augmentation de 17 % pour la réalisation d’un virement demandé en agence ou encore de 11 % pour la remise d’un chéquier.

Naturellement, les différences subsistent entre les profils des clients : plus un client a d’’argent à la banque moins cette dernière souhaite le voir partir pour un autre établissement et moins sa facture finale sera élevée. De quoi pénaliser encore une fois les ménages en difficultés face aux gros comptes.

Paolo Garoscio

Après son Master de Philosophie, Paolo Garoscio s'est tourné vers la communication et le journalisme. Il rejoint l'équipe d'EconomieMatin en 2013. Suivez-le sur Twitter : @PaoloGaroscio

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