Téléphonie mobile : un abonnement sur deux en France est « sans engagement »

Par Olivier Sancerre Modifié le 6 février 2015 à 7h20
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3,1 MILLIONSLe nombre de cartes SIM en service a augmenté de 3,1 millions sur l'année.

Le pli est pris. Les forfaits des opérateurs de téléphonie, ceux qui durent un an ou deux mais qui en échange offre un téléphone subventionné sont doucement en train de laisser place aux offres sans engagement.

S'il peut être avantageux pour un utilisateur de s'abonner sur le long terme afin d'obtenir immédiatement un smartphone flambant neuf à pas cher, le jeu des subventions de l'opérateur n'en valent sans doute pas la chandelle.

Ne payez plus vos smartphones au prix de l'or

Une fois les comptes faits, c'est à dire en multipliant le prix de l'abonnement par le nombre de mois d'engagement, on se rend vite compte que l'on a finalement payé son mobile très cher.

Mieux vaut alors acheter un smartphone à son prix complet, puis jongler entre les différents forfaits sans engagement des opérateurs. Les Français commencent à le comprendre. D'après l'Arcep, 51% des forfaits souscrits en 2014 l'ont été sans engagement, ce qui est une première pour le secteur. Et tout porte à croire que cette tendance lourde va se poursuivre.

Les forfaits sans engagement ont la cote

La part des forfaits libres d'engagement n'a en effet cessé d'augmenter avec une progression de 7 points sur l'année. Ces offres sans engagement sont aussi un moyen de passer d'un forfait à un autre, parfois en même temps : il suffit de changer la carte SIM de son téléphone, qui a l'avantage d'être débloqué. Fin 2014, il y avait en service en France 79,9 millions de cartes SIM, soit 4,1% de plus que l'année précédente.

Les utilisateurs sont donc multi-équipés : le taux de pénétration, calculé comme le ratio de l'ensemble des cartes SIM en service sur la population, s'élève à 121,5%. C'est 4,3 points de plus qu'en 2013.

La vache à lait des forfaits avec engagement est en train de se tarir.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.