Thomas Cook risque la faillite

Par Olivier Sancerre Modifié le 21 septembre 2019 à 20h05
Thomas Cook Faillite Rapatiement 2
10 MILLIARDSThomas Cook enregistre un chiffre d'affaires de 10 milliards de livres par an.

Thomas Cook pourrait faire faillite dans les prochains jours. Le plus ancien voyagiste au monde pourrait alors organiser le rapatriement de quelque 600 000 clients…

Thomas Cook est sur la corde raide. Le groupe britannique pris dans la tourmente doit au plus vite trouver 200 millions de livres (227 millions d'euros) pour boucler un plan de restructuration, qui verrait alors son activité de voyagiste repris par le géant chinois Fosun, et la compagnie aérienne par ses créanciers. Mais si 900 millions d'euros ont été promis, il reste donc ces 200 millions qui ne seront finalement pas apportés par des investisseurs privés.

Rapatriement de grande ampleur

Le voyagiste s'est tourné vers le gouvernement britannique, mais selon la presse anglaise, ce dernier ne serait pas prêt à signer un tel chèque pour que l'entreprise reste à flots. Il ne resterait alors comme option que la faillite, ce que pourrait décider le conseil d'administration de Thomas Cook ce dimanche 22 septembre. Le groupe devrait alors organiser un rapatriement de grande envergure, qui concernerait environ 600 000 clients. Dont 150 000 voyageurs britanniques, ce qui en ferait l'opération du genre la plus importante depuis… la seconde guerre mondiale. Et se rajouterait aux difficultés de Thomas Cook.

Aléas climatiques

L'entreprise subit depuis plusieurs années la concurrence des tour-opérateurs qui font baisser les prix et réduit les marges à peau de chagrin. L'incertitude qui pèse sur l'économie britannique en raison du Brexit, ainsi que les aléas climatiques, ont aussi eu raison des comptes de Thomas Cook. La vague de chaleur qui a balayé l'Europe l'an dernier a poussé les touristes à rester chez eux pour profiter d'un soleil qu'ils recherchent habituellement dans le sud du vieux continent. Thomas Cook fait voyager 20 millions de clients chaque année.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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