TotalEnergies n’investira plus en Russie

Par Olivier Sancerre Modifié le 2 mars 2022 à 15h31
Total Russie Sanctions 2
5%L'activité russe de TotalEnergies représente entre 3 à 5% du chiffre d'affaires du groupe français.

Circonscrire l'économie russe et la priver d'oxygène, c'est un des objectifs des sanctions occidentales suite à l'invasion de l'Ukraine. Les grands groupes pétroliers européens sont les premiers visés, dont TotalEnergies.

La pression est immense sur les entreprises pétrolières et gazières en Europe et ailleurs pour qu'elles cessent de travailler et d'investir en Russie. BP a annoncé la cession de ses parts dans Rosneft, alors que le groupe britannique en détient 19,75%. Shell aussi va vendre des parts de ses projets communs avec Gazprom. Tous les yeux se portaient sur TotalEnergies, qui a réagi ce mardi. Dans un communiqué, l'entreprise française approuve « l'étendue et la force des sanctions mises en place par l'Europe et les mettra en oeuvre quelles que soient les conséquences (en cours d'évaluation) sur la gestion de ses actifs en Russie ». Par conséquent, la société n'apportera plus de capital à de nouveaux projets en Russie.

Remous chez les pétrolières

Pour le moment, il n'est pas encore question de désengagement complet en Russie. TotalEnergies possède 19,4% du capital de Novatek, un des géants russes du gaz, ainsi que des parts dans plusieurs projets de gaz naturel liquéfié : 20% dans Yamal LNG, 10% dans Arctic LNG 2, ou encore 10% dans un projet de gaz dans le nord du pays. La Russie représente de 3 à 5% du chiffre d'affaires de TotalEnergies, qui lui a apporté un peu plus de 16% de sa production annuelle de gaz naturel et liquides en 2020.

La Russie persona non grata

TotalEnergies « condamne » l'agression russe en Ukraine et « exprime sa solidarité envers la population ukrainienne qui en subit les conséquences et envers la population russe qui en subira également les conséquences ». L'entreprise va fournir du carburant aux autorités ukrainiennes ainsi que de l'aide aux réfugiés du pays en guerre. Sur France Info, Bruno Le Maire a estimé qu'il y avait un « problème de principe » à travailler avec des personnalités proches du Kremlin et que des décisions seraient prises dans les prochains jours pour TotalEnergies et pour Engie.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

Laisser un commentaire

* Champs requis