Après Facebook, au tour de Twitter d’entrer en Bourse

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Par Lea Pfeiffer Modifié le 5 octobre 2013 à 6h00

Le dépôt de dossier auprès du gendarme boursier américain, la Sec, était très attendu. Twitter l'a déposé le 3 octobre 2013 entamant ainsi officiellement son processus d'entrée en Bourse. Et pour la première fois le public est en mesure de voir les comptes de la société qui s'avère en déficit et instable.

Une entrée en Bourse en fin de mois au mieux

Le dépôt de dossier réalisé auprès de la SEC autorise Twitter à rechercher les potentiels investisseurs pour faire une entrée en Bourse digne de celle réalisée, plus tôt dans l'année 2013, par Facebook. Mais les dirigeants vont devoir attendre encore quelques semaines avant de faire le tour des futurs acheteurs. L'entrée en bourse ne devrait effectivement avoir lieu que fin octobre, voire débu novembre.

La législation demande à toute société désirant être indexée sur les marchés boursier d'attendre au moins 21 jours avant d'entamer ce que l'on appelle le « roadshow », la tournée de présentation de la levée de fonds auprés des principaux intéressés. Ce n'est sans doute pas pour déplaire à Twitter qui va devoir assurer sur ce coup là.

Twitter espère en effet lever au maximum 1 milliard de dollars mais, malgré la croissance, les résultats ne sont pas tout à fait roses.

Twitter : instable et en perte

Si le site de microblogging a recensé 218 millions d'utilisateurs actifs en juin 2013, soit une jausse de l'utilisation du site de 44% en un an, la société n'est pas encore stable et ce malgré un chiffre d'affaires en forte hausse.

L'exercice 2012 s'est clos avec un chiffre d'affaires de la société de 317 millions de dollars et, pour les seuls six premiers mois de 2013, le chiffre d'affaires a atteint 253,6 millions de dollars. Pourtant les pertes s'accumulent.

80 millions de dollars : c'est le montant de la perte nette de Twitter pour 2012. Une perte qui s'élève à 69,3 millions de dollars pour le premier semestre 2013. Twitter en est d'ailleurs consciente et prévient ses investisseurs potentiels et futurs. Dans la partie « risques » de son document de présentation, la société marque explicitement ses doutes : « Nous pourrions ne pas être capables de devenir ou de rester rentables ».

Dépendance totale de la publicité

Il faut dire que le modèle économique de Twitter repose essentiellement sur la publicité et les revenus qu'elle génère via le trafic sur le site. Elle a pesé pour 85% du chiffre d'affaires de 2012 et pèse déjà 87% de celui du premier semestre 2013.

De fait, Twitter est extrêmement instable. Ses revenus dépendent intégralement du trafic du site et de la quantité de contenus publiés sur ce dernier. Toute baisse de ces deux paramètres entraînerait donc directement une baisse de revenus pour l'entreprise.

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Née en 1994, Léa Pfeiffer débute des études en journalisme audiovisuel à l'ISCPA de Paris une fois sortie bachelière de l'Ecole Boulle. Elle écrit occasionnellement des articles pour Economie Matin et le Journal de l'Economie. En parallèle, Léa Pfeiffer a déjà réalisé deux documentaires : "Aveugles 2.0", et "Capitale Zéro Déchêts".  @aloonontheweb

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