Un Noël sans marchandises ni essence au Royaume-Uni ?

Par Olivier Sancerre Modifié le 27 septembre 2021 à 12h31
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100.000Le Royaume-Uni aurait besoin de 100.000 chauffeurs routiers supplémentaires.

Au Royaume-Uni, l'inquiétude est de plus en plus forte pour Noël : les difficultés d'approvisionnement paralysent plusieurs secteurs d'activité essentiels, comme les supermarchés et désormais, les stations-service.

Alerte à Noël outre Manche ! Les problèmes d'approvisionnement qui touchaient jusqu'à présent les marchandises dans les supermarchés frappent depuis peu les stations-service. BP a fermé une vingtaine de pompes à essence (sur un réseau qui en compte 1.200), et annoncé qu'une centaine d'entre elles manquaient d'un type de carburant au moins. Idem chez ExxonMobile, où on indique qu'un petit nombre de stations a dû fermer. Les files d'attente d'automobilistes s'allongent, provoquant un sentiment de panique et cercle vicieux : ces derniers font des réserves, aggravant ainsi une situation déjà tendue.

Pandémie et Brexit : la double peine

Le problème pour les stations-service, comme pour les grandes surfaces, c'est le manque de chauffeurs de poids lourds. Avec la crise sanitaire, bon nombre d'entre eux sont revenus dans leurs pays d'origine de l'Union européenne. Et ils n'ont pas pu revenir au Royaume-Uni en raison des complications dues aux formalités administratives d'immigration mises en place avec le Brexit. La pandémie et le divorce entre Londres et Bruxelles expliquent donc pourquoi les chauffeurs routiers manquent cruellement actuellement : il en faudrait 100.000 pour revenir à une situation d'approvisionnement normale.

Visas de travail temporaires

Boris Johnson, le Premier ministre du pays, envisage sous la pression populaire et des entreprises d'octroyer des visas temporaires pour des chauffeurs routiers. Les tests de conduite pour les camions vont aussi être revus pour mettre davantage de chauffeurs sur les routes. Le ministère des Transports demande aussi aux employeurs d'augmenter les salaires et d'améliorer les conditions de travail pour attirer les prétendants, et aux automobilistes à ne pas changer leurs habitudes. C'est-à-dire d'éviter de faire des réserves qui ne feront qu'accentuer les problèmes.

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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