Volkswagen de nouveau au volant d’Europcar

Par Olivier Sancerre Modifié le 30 juillet 2021 à 11h25
Volkswagen Europcar Acquisition 2
2,5 MILLIARDSLa nouvelle offre de Volkswagen valorise Europcar à hauteur de 2,5 milliards d'euros.

Volkswagen est de nouveau au volant d'Europcar. Le conseil d'administration du loueur de véhicules a finalement accepté la deuxième offre de reprise proposée par le constructeur automobile.

Après une première tentative malheureuse il y a quelques semaines, Volkswagen a finalement obtenu ce qu'il recherchait : mettre de nouveau la main sur Europcar ! C'est presque un retour aux sources, le groupe allemand ayant déjà été aux commandes d'Europcar dans les années 2000. C'est en 2009 que VW revend le loueur pour 3,3 milliards d'euros. Il le reprend aujourd'hui pour 2,5 milliards, après avoir revalorisé une première offre qui plaçait l'entreprise à 2,2 milliards, mais qui a été rejetée par le conseil d'administration d'Europcar. Ce dernier a finalement cédé suite au dépôt de la deuxième offre de reprise.

Une bonne affaire pour Volkswagen

Volkswagen réalise là une très bonne affaire. La valorisation d'Europcar est largement en dessous du prix de vente de 2009, et surtout le groupe s'est allié pour l'occasion à Attestor, un fonds britannique, et Pon, spécialiste de la mobilité néerlandais. Par conséquent, Volkswagen ne mettra que quelques centaines de millions d'euros, ce qui lui permettra d'empocher une grande expertise en matière de management de flotte et un « vaste réseau de stations », souligne Herbert Diess, le PDG du constructeur. Volkswagen a l'ambition d'atteindre plus rapidement ses objectifs dans le domaine des services de mobilité.

Pas d'impact pour les salariés

Dans les milieux urbains, de plus en plus d'automobilistes préfèrent la location ou l'auto-partage à la possession d'une voiture. Avec Europcar en poche, VW va pouvoir accélérer la mise en place d'une « plateforme de mobilité leader ». L'entreprise devra d'abord éponger les dettes du loueur, qui se sont montées à 123 millions d'euros au premier semestre. L'opération, qui devrait être finalisée d'ici la fin de l'année ou au début 2022, n'aura pas d'impact sur les effectifs actuels (10.000 salariés).

Journaliste adepte des nouvelles technologies et de l'économie en général, Olivier est aussi un féru d'histoire et pour son plaisir, il parcourt les musées partout dans le monde.

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