UE : l’Angleterre et l’Allemagne imposent une cure d’austérité au budget de l’Europe

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Par Rédaction Modifié le 11 février 2013 à 12h29

Cela n'aurait pas été des chefs d'Etat que l'on aurait pensé à des chiffonniers. Pendant 26 heures, entrecoupées de courtes pauses, les 27 chefs d'Etat et de gouvernement européens se sont affrontés pour parvenir enfin à un accord politique sur le montant du budget de l'Union Européenne 2014-2020.

Le chiffre sur lequel ils sont tombés d'accord, 960 milliards, est en baisse par rapport à la période qui s'achève, 2007-2013, qui a vu 994 milliards d'euros de dépenses engagées par l'Europe. Mais il y a un truc : en fait de 960 milliards, ce sont 908 milliards d'euros que l'Europe pourra effectivement dépenser sur cinq ans; car le chiffre de 960 milliards comprend des sommes déja engagées à ce jour. C'est donc bien à une réelle cure d'austérité que l'Europe est soumise, principalement sous la pression de l'Angleterre, David Cameron, le premier ministre anglais, se coulant dans les bottes de Margaret Thatcher "I want my money back". Son chiffre à lui était plus proche des 880 milliards d'euros, mais il rentre en Angleterre, certain d'avoir remporté une victoire en économisant l'argent des contribuables anglais.

Un autre chef de gouvernement est rentré fier dans son pays : Angela Merkel aussi est persuadée que les dépenses de l'Europe sont trop somptuaires ou plutôt, que sa contribution, la première en volume, puisque l'Allemagne est le plus gros pays et le plus gros contributeur au budget européen, profite un peu trop aux 26 autres membres et pas assez aux allemands. D'autres pays européens ont également poussé à l'économie : Pays-Bas, Danemark et Suède font partie de ces pays pour qui le mot solidarité commence à peser.

Prochaine étape pour le budget européen : le Parlement. Or, les représentants des principaux partis européens siégeant au Parlement ont déclaré ce week-end qu'ils n'étaient pas disposés à voter le budget en l'Etat, en juillet prochain. Il faudra soit que les pays membres lâchent du lest quelque part... ou que la crise larvée ramène les députés européen à la raison.