Entreprise : qui est, d’après les Français, le patron idéal ?

Cropped Favicon Economi Matin.jpg
Par Laure De Charette Modifié le 3 février 2014 à 4h57

Pas vraiment une surprise. Dans un pays qui manque furieusement de chefs d'entreprise populaires, médiatiques, appréciés des consommateurs comme des investisseurs, contrairement aux Etats-Unis où les stars du business sont portées aux nues par les médias, il en est un qui se détache nettement : Xavier Niel, patron d'Iliad, maison-mère de Free.

Un entrepreneur multi-facettes, rebelle et généreux

Pas étonnant donc que dans le baromètre Promise Consulting Inc./ Le HuffPost, les personnes interrogées citent son nom en réponse à la question « quel est le patron idéal ? ».

Il faut dire qu'il rassemble tous les ingrédients d'une success story à la française : jeune (46 ans), self made man parti de rien (il a interrompu ses études pour monter sa boite), à la tête de Free, une entreprise vendant un produit quotidien et concernant (le réseau téléphonique) à prix cassé, ne faisant pas partie de cet establishment parisien, bourgeois et bling-bling, et enfin misant sur la jeunesse, les talents et l'avenir (via notamment ses investissements dans d'innombrables start-ups françaises aux quatre coins du monde, et via 42, son école d'informatique gratuite et ouverte à tous, sans condition de diplôme).

Le seul milliardaire populaire de France

Xavier Niel est aujourd'hui à la tête d'une fortune estimée à 6,6 milliards d'us$ selon Forbes 2013. Il est à ce titre le sixième homme le plus riche de France, derrière les nettement moins populaires Liliane Bettencourt (L'Oréal), Bernard Arnault (LVMH) ou encore Serge Dassault, d'une autre génération et d'un autre style.

Lui préfère garder les cheveux mi-longs, un franc-parler et un culot qui dénotent dans le petit monde des grands patrons, plutôt compassé et composé d'héritiers émargeant au Tir aux Pigeons. Rebelle, iconoclaste, il casse les codes et visiblement, les Français aiment cela !

Loin derrière Xavier Niel (qui recueille 39% des suffrages) arrivent Michel-Edouard Leclerc (19%), fondateur des supermarchés éponymes, et Anne Lauvergeon, ex-patronne d'Areva (19% aussi).

Cropped Favicon Economi Matin.jpg

Journaliste depuis 2005, Laure de Charette a d'abord travaillé cinq ans au service France du quotidien 20 Minutes à Paris, tout en écrivant pour Economie Matin, déjà. Elle est ensuite partie vivre à Singapour en 2010, où elle était notamment correspondante du Nouvel Economiste et où elle couvrait l'actualité politique, économique, sociale -et même touristique !- de l'Asie. Depuis mi-2014, elle vit et travaille à Bratislava, en Slovaquie, d'où elle couvre l'actualité autrichienne et slovaque pour Ouest France et La Libre Belgique.Elle est aussi l'auteur de plusieurs livres, dont "Chine-Les nouveaux milliardaires rouges" (février 2013, Ed. L'Archipel) et "Gotha City-Enquête sur le pouvoir discret des aristos" (2010, Ed. du Moment). Elle a, à nouveau, rejoint l'équipe d'Economie Matin en 2012.

Laisser un commentaire

* Champs requis