À l’approche de la clôture des vœux sur Parcoursup, l’orientation post-bac s’impose comme une source de tension dans de nombreux foyers. Une étude publiée le 12 mars 2026 par l’Etudiant et la FCPE révèle l’ampleur de l’inquiétude des parents face à l’avenir universitaire et professionnel de leur enfant.
Parcoursup : l’orientation des lycéens inquiète massivement les familles

Parcoursup et orientation : une anxiété largement partagée par les familles
Le 12 mars 2026 marque la clôture de la phase de formulation des vœux sur Parcoursup, une étape qui concerne près de 950 000 lycéens candidats à l’enseignement supérieur selon l’étude menée par l’Etudiant et la FCPE. À l’approche de cette échéance, les parents apparaissent particulièrement préoccupés par l’orientation de leur enfant et par l’issue de la procédure.
Selon cette enquête menée auprès de 1 103 parents interrogés début 2026, 77 % déclarent ressentir de l’anxiété face à l’orientation post-bac et à la procédure Parcoursup. Ce niveau d’inquiétude reflète une pression familiale qui dépasse largement la seule question administrative. Dans de nombreux foyers, la décision concernant les études supérieures s’impose désormais comme un sujet central de la vie quotidienne.
Pour Ariane Despierres-Féry, directrice de la rédaction de l’Etudiant, la cause principale de cette inquiétude n’est pas la plateforme elle-même. Elle souligne que « les parents ne souffrent pas de la procédure Parcoursup en elle-même, mais de l'incertitude sur l'avenir de leur enfant », une analyse tirée de l’étude publiée par l’Etudiant et la FCPE le 12 mars 2026.
Parcoursup et lycéens : la peur d’une orientation insatisfaisante
Derrière cette anxiété se cache une crainte précise : celle de voir l’élève orienté vers une formation qui ne correspond pas à ses attentes. L’étude indique que 60 % des parents redoutent une affectation jugée insatisfaisante pour leur enfant. Cette inquiétude devance d’autres préoccupations, comme le refus d’une formation ou l’absence de place dans l’enseignement supérieur.
En comparaison, la complexité technique de Parcoursup apparaît nettement moins déterminante. Seuls 22 % des parents citent la plateforme comme source principale de stress, selon l’enquête publiée par l’Etudiant et la FCPE. La procédure administrative est donc rarement considérée comme l’élément central du problème.
Grégoire Ensel, vice-président de la FCPE, rappelle que l’orientation constitue depuis longtemps une source d’inquiétude pour les familles. « L'orientation cristallise les préoccupations des familles bien avant l'entrée en terminale », explique-t-il dans la même étude publiée le 12 mars 2026. Cette remarque confirme que la pression liée aux choix d’études supérieures commence souvent plusieurs années avant Parcoursup.
Parcoursup : une pression qui s’installe tôt dans la scolarité
L’étude montre que l’orientation n’est plus seulement un sujet de terminale. Dans 41 % des familles interrogées, les discussions commencent dès la classe de troisième. Autrement dit, la réflexion sur les études supérieures intervient désormais au moment des premiers choix d’orientation au lycée.
Cette anticipation s’explique notamment par la structure du lycée général et technologique. Les spécialités choisies en classe de seconde et de première influencent directement les possibilités d’admission dans certaines formations supérieures. Les parents cherchent donc à anticiper les décisions afin d’éviter de fermer certaines portes académiques.
Par ailleurs, la préparation à Parcoursup mobilise fortement les familles. Selon l’étude publiée par l’Etudiant et la FCPE, 69 % des parents déclarent réaliser la procédure avec leur enfant. Dans certains cas, l’implication parentale devient encore plus forte : un parent sur cinq affirme prendre entièrement en charge les démarches, qu’il s’agisse des vœux, des dossiers ou des lettres de motivation.
Familles et orientation : tensions, charge mentale et rôle des mères
La pression liée à Parcoursup ne se limite pas à une inquiétude abstraite. Elle se traduit par des effets concrets sur la vie familiale. L’étude indique que 42 % des parents évoquent des tensions au sein du foyer durant cette période d’orientation. Par ailleurs, 33 % déclarent souffrir de troubles du sommeil liés au stress de la procédure.
Cette situation s’accompagne d’une charge mentale importante pour les parents. Trois parents sur quatre disent ressentir une hausse de leur charge mentale, selon l’enquête publiée par l’Etudiant et la FCPE. Les discussions autour des formations, les recherches d’informations et l’accompagnement administratif occupent une place croissante dans le quotidien.
La répartition de cette charge apparaît également très inégalitaire au sein des familles. Dans 70 % des cas, la mère porte principalement la responsabilité de l’orientation. L’étude précise que 80 % des mères déclarent une hausse de leur charge mentale, contre 53 % des pères. Cette implication se reflète d’ailleurs dans l’échantillon de l’enquête, composé à 88 % de répondantes.
Face à cette anxiété, les familles cherchent à obtenir des informations concrètes sur les formations. L’étude indique que 68 % des parents participent à des journées portes ouvertes et 51 % se rendent dans des salons d’orientation afin de mieux comprendre les débouchés des filières et de sécuriser le parcours de leur enfant.
