La tension géopolitique au Moyen-Orient franchit un nouveau seuil. Téhéran brandit désormais ses menaces et avertit : le baril de pétrole pourrait grimper jusqu’à 200 dollars si les frappes américaines et israéliennes contre l’Iran se poursuivent. Une menace qui fait planer le spectre d’un choc énergétique mondial.
Pétrole : l’Iran menace d’un baril à 200 dollars !

Une menace directe de Téhéran : frappes continues et pétrole qui flambe
Le message est venu d’un haut responsable militaire iranien. Selon le commandement central Khatam al-Anbiya, l’Iran pourrait passer à des “frappes continues” contre ses adversaires et leurs intérêts économiques dans la région. Dans ce scénario, les pétroliers à destination des États-Unis, d’Israël ou de leurs alliés pourraient être considérés comme des cibles.
Le ton est sans ambiguïté : si les attaques contre les infrastructures iraniennes se poursuivent, le prix du pétrole pourrait atteindre 200 dollars le baril, selon l’Iran, un niveau jamais vu dans l’histoire récente du marché pétrolier.
Le détroit d’Ormuz, point de bascule du marché
Au cœur de cette menace se trouve un point stratégique : le détroit d’Ormuz. Ce passage maritime étroit entre l’Iran et Oman est l’un des corridors énergétiques les plus sensibles au monde. Environ 20 millions de barils de pétrole par jour y transitent, soit près de 20 % du commerce mondial de pétrole.
Or la situation se dégrade rapidement. Les autorités iraniennes ont averti les navires que la navigation ne pouvait plus être garantie, ce qui a entraîné une chute massive du trafic maritime et plusieurs incidents impliquant des pétroliers. L’Iran a également frappé, ce 11 mars 2026, au moins deux navires qui ont tenté de passer le détroit malgré les mises en garde.
Des attaques qui visent déjà l’économie
Des pétroliers ont été frappés, des installations énergétiques visées et plusieurs États du Golfe se retrouvent entraînés malgré eux dans l’escalade régionale. Selon plusieurs sources, l’Iran pourrait également étendre ses frappes aux centres économiques et énergétiques de la région, ce qui augmenterait encore la pression sur les marchés pétroliers mondiaux.
Les marchés pétroliers ont immédiatement réagi à la crise. Le Brent a brièvement dépassé 100 dollars le baril, avec un pic à près de 120 dollars lors des premières escalades militaires.
Même si les prix ont ensuite reculé, la volatilité reste extrême. Les investisseurs scrutent désormais trois facteurs clés : la sécurité du détroit d’Ormuz, les attaques contre les pétroliers et la durée du conflit régional. Chaque nouvelle frappe ou incident maritime peut déclencher une nouvelle flambée des prix.
L’histoire montre que les chocs pétroliers sont souvent déclenchés par des crises géopolitiques au Moyen-Orient. Mais un baril à 200 dollars dépasserait de loin les pics des dernières décennies.
Les grandes puissances se préparent
Face au risque d’un choc énergétique, les grandes économies commencent déjà à préparer des mesures d’urgence. Les pays du G7 envisagent notamment la libération massive de réserves stratégiques de pétrole pour tenter de stabiliser le marché en cas de rupture d’approvisionnement. L’Allemagne a même déjà franchi le cap. Mais si la guerre s’étend ou si le détroit d’Ormuz reste durablement perturbé, ces réserves pourraient ne suffire qu’à gagner du temps.
