La plateforme Shein échappe à une suspension en France. La cour d’appel de Paris a rejeté la demande de l’État visant à bloquer sa marketplace. Une décision qui rassure des millions de consommateurs habitués à commander sur ce géant de l’e-commerce… mais qui ne met pas fin aux interrogations.
Shein sauvée par la cour d’appel, vous pourrez continuer d’acheter dessus

Le 19 mars 2026, la cour d’appel de Paris a tranché. Elle a rejeté la demande de suspension de la marketplace de Shein formulée par l’État français, confirmant ainsi une première décision rendue en décembre 2025.
Shein reste accessible : ce que la décision change pour les consommateurs
Concrètement, cela signifie que les consommateurs peuvent continuer à acheter sur la plateforme sans interruption. Les commandes, les livraisons et l’accès aux produits restent inchangés. L’hypothèse d’un blocage temporaire, qui aurait pu durer trois mois, est définitivement écartée, selon Reuters.
Dans son arrêt, la justice a été claire. Elle a « confirmé le jugement de décembre en toutes ses dispositions et rejeté les autres demandes présentées par l’État », a indiqué la cour d’appel de Paris. Aucune mesure exceptionnelle ne sera imposée à court terme. Pour les utilisateurs réguliers, c’est un signal fort. Malgré les critiques et les tensions avec les autorités, Shein reste pleinement opérationnelle en France.
Une marketplace sous surveillance malgré tout
Si la plateforme reste accessible, le dossier n’est pas totalement clos. L’affaire trouve son origine dans la découverte de produits illégaux vendus sur la marketplace de Shein, notamment des poupées sexuelles à l’apparence d’enfants et des armes interdites. Ces produits provenaient de vendeurs tiers, présents sur la marketplace.
Face à ces dérives, l’État avait demandé la suspension de cette partie du site. L’objectif était de bloquer les ventes problématiques tout en laissant fonctionner le reste de la plateforme. Mais la cour d’appel a estimé que la situation avait évolué. Elle considère désormais que « le dommage qui avait justifié l’action de l’État n’existait plus », selon la cour d’appel de Paris.
