TotalEnergies cède 40 % d’un bloc pétrolier au Nigéria, mais garde la main sur son développement

TotalEnergies a annoncé le 30 octobre un accord avec SAPETRO portant sur 40 % du bloc offshore OPL257, au Nigéria. Le groupe français conserverait 50 % et le rôle d’opérateur, avec l’objectif d’évaluer puis, éventuellement, de développer le gisement Egina South.

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By Published on 31 octobre 2026 14h33
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TotalEnergies cède 40 % d’un bloc pétrolier au Nigéria, mais garde la main sur son développement - © Economie Matin

TotalEnergies réorganise une partie de son portefeuille pétrolier au Nigéria. Le groupe français a annoncé vendredi 30 octobre 2026 avoir conclu un accord pour céder à South Atlantic Petroleum Limited (SAPETRO) une participation de 40 % dans le bloc offshore OPL257. Il entend conserver le contrôle opérationnel du permis et accélérer l'évaluation d'un gisement découvert de longue date.

Selon le communiqué de TotalEnergies, la répartition du capital du bloc serait, après finalisation, de 50 % pour le groupe français, 40 % pour SAPETRO et 10 % pour Conoil. TotalEnergies resterait opérateur. La transaction doit encore recevoir les autorisations nécessaires, notamment celle du régulateur.

Un bloc pétrolier à 150 kilomètres des côtes nigérianes

OPL257 se situe à environ 150 kilomètres au large du Nigéria, à proximité du bloc PPL261. Les deux périmètres recouvrent une partie du gisement Egina South, découvert en 2005 par TotalEnergies et ses partenaires. Le groupe possède également une participation de 24 % dans PPL261.

Le projet envisagé consiste à mener, dans les prochains mois, une campagne d'appréciation sur la portion d'Egina South située dans OPL257. Ces travaux doivent préciser les caractéristiques du gisement et les conditions techniques et économiques d'une éventuelle exploitation.

En cas de résultats favorables, TotalEnergies étudierait un raccordement à l'unité flottante de production, de stockage et de déchargement Egina, située à une trentaine de kilomètres. L'utilisation d'une infrastructure existante pourrait réduire les investissements nécessaires par rapport à la construction d'un dispositif entièrement nouveau. Le calendrier et le coût d'un développement n'ont pas été chiffrés dans l'annonce.

Pourquoi TotalEnergies partage sa participation avec SAPETRO

En cédant une partie de sa participation tout en conservant 50 % et la fonction d'opérateur, TotalEnergies cherche à partager l'exposition financière du projet avec un partenaire déjà présent dans le bassin. Cette configuration lui laisse un rôle central dans la conduite des études et des opérations futures.

Le groupe présente cette opération comme un moyen de privilégier des ressources dont le coût de développement pourrait être maîtrisé grâce aux installations déjà en place. La qualification de ressources à faibles émissions relève à ce stade de la stratégie annoncée par l'entreprise ; aucune estimation spécifique des émissions d'Egina South n'accompagne le communiqué.

L'accord porte sur une participation dans un permis d'exploration et de développement potentiel, et non sur la vente d'une production déjà établie. Le prix de cession n'a pas été rendu public. Reuters a confirmé l'annonce du 30 octobre et la nouvelle répartition prévue entre les partenaires.

Quels enjeux pour le groupe français et ses investisseurs ?

Le Nigéria demeure un pays important dans les activités amont de TotalEnergies. D'après ses chiffres, le groupe y a produit 188 000 barils équivalent pétrole par jour en 2025. Sa présence associe l'exploration et la production offshore, des activités gazières et un réseau de distribution de carburants.

Pour les investisseurs, l'enjeu immédiat est celui de la discipline d'allocation du capital : la compagnie conserve la conduite d'un projet potentiel tout en partageant les investissements et les risques de son évaluation. Les retombées sur la production et les flux de trésorerie dépendront d'abord des résultats de la campagne d'appréciation, puis d'une éventuelle décision de développement.

La prochaine étape concrète sera donc technique et réglementaire. L'accord signé avec SAPETRO fixe la structure envisagée du partenariat ; il reste à obtenir les approbations requises et à déterminer si Egina South peut être développé dans des conditions économiques satisfaisantes.

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La Fédération des centres de gestion agréés (FCGA) regroupe près de 300 000 petites entreprises (TPE) et 103 Centres de Gestion Agréés (CGA). 50 % des TPE imposées au BIC sont adhérentes à un CGA.

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