Deux mois après le lancement du Cercle à Nice, Université Côte d’Azur et sa Fondation ont réuni à Paris responsables publics, dirigeants, chercheurs, alumni et investisseurs. Objectif : transformer l’excellence académique azuréenne en levier d’impact économique, territorial et entrepreneurial.
Au Palais du Luxembourg, Université Côte d’Azur a voulu transformer son réseau en levier d’impact

Une Côte d’Azur au-delà du tourisme
Le 21 mai, au Palais du Luxembourg, Université Côte d’Azur a voulu porter à Paris un message clair : la Côte d’Azur ne se résume pas à son attractivité touristique. Elle entend aussi faire reconnaître son poids académique, scientifique, entrepreneurial et économique.
Organisées à l’invitation d’Alexandra Borchio Fontimp, sénatrice des Alpes-Maritimes, de Jeanick Brisswalter, président d’Université Côte d’Azur, de Mathieu Garotta, président de la Fondation Université Côte d’Azur, et de Franck Cannata, président de l’UPE06, les Rencontres du Cercle ont marqué une nouvelle étape pour l’écosystème azuréen. Le rendez-vous s’inscrivait dans le prolongement du lancement du Cercle, deux mois plus tôt au Château de Valrose, à Nice.
Du réseau à l’action
Le Cercle a été présenté comme un espace restreint, sélectif et orienté vers l’action. Son ambition : connecter celles et ceux qui produisent les savoirs, portent les projets, financent, décident ou transmettent. Autrement dit, faire dialoguer l’université, les entreprises, les alumni, les investisseurs, les mécènes et les acteurs publics autour de projets concrets.
Cette stratégie s’appuie sur un socle important. Université Côte d’Azur compte plus de 32 000 étudiants, près de 50 laboratoires de recherche et une communauté de 300 000 diplômés issus de plus de 560 formations. L’établissement revendique également une contribution d’environ 1,9 milliard d’euros de valeur ajoutée annuelle pour le territoire.
Un Club 100 pour mobiliser les alumni
La première annonce de la matinée a porté sur le lancement du Club 100 Alumni. L’objectif n’est pas seulement de réunir des diplômés prestigieux, mais de structurer une communauté capable d’accompagner les étudiants, d’ouvrir des réseaux, de soutenir des projets d’avenir et de renforcer le rayonnement d’Université Côte d’Azur.
Le parcours de Franck Diard, alumni de Polytech Nice Sophia et Chief Software Architect chez NVIDIA, illustre cette logique. Présenté comme le premier membre emblématique du Club 100, il a engagé depuis 2020 un mécénat de 400 000 euros au bénéfice de son école d’origine, notamment pour soutenir la recherche, la formation, l’intelligence artificielle, le calcul intensif et les équipements scientifiques.
Des Notes d’Impact pour éclairer les décideurs
La deuxième annonce concernait les Notes d’Impact du Cercle. Ce nouveau format vise à produire des analyses utiles aux décideurs publics, aux entreprises, aux financeurs et aux investisseurs. Le premier chantier portera sur le financement des grandes infrastructures territoriales, en particulier dans les domaines liés à la décarbonation, à l’énergie, aux data centers, à la réindustrialisation, à la deeptech ou encore à l’agritech.
L’intérêt de cette initiative est de positionner l’université comme interface entre recherche, économie productive, finance et action publique. Le diagnostic posé lors des Rencontres est simple : les capitaux et les priorités existent souvent, mais la structuration des projets, la compréhension des risques et la capacité à fédérer les bons acteurs restent des conditions décisives pour passer à l’échelle.
Accélérer les start-up issues de la recherche
Troisième annonce : une initiative commune entre Université Côte d’Azur, sa Fondation et EY Ventury pour renforcer l’amorçage, l’accélération et la structuration des start-up issues de la recherche et de l’écosystème UniCA.
Le sujet est stratégique. Une innovation scientifique ne devient pas automatiquement une entreprise capable de convaincre des investisseurs, d’accéder à un marché et de grandir. Gouvernance, propriété intellectuelle, pacte d’associés, modèle économique et trajectoire de financement doivent être travaillés très tôt.
Université Côte d’Azur dispose déjà d’un socle deeptech significatif, avec 4,2 millions d’euros de soutien financier aux start-up, dix entreprises créées depuis 2021 et un dispositif pouvant atteindre 200 000 euros par projet sur cinq ans. L’initiative avec EY Ventury doit donner davantage de continuité à ce parcours et préparer, à terme, la création d’un fonds d’investissement structuré à l’horizon 2027.
Une stratégie d’influence territoriale
Au-delà des annonces, les Rencontres du Cercle ont surtout donné à voir une évolution du rôle de l’université. Université Côte d’Azur ne veut plus seulement être identifiée comme un lieu de formation et de recherche, mais comme une plateforme d’impact capable de relier talents, entreprises, financeurs et décideurs.
La suite dira si le Club 100 Alumni, les Notes d’Impact et l’initiative avec EY Ventury produisent des résultats tangibles. Mais, au Palais du Luxembourg, l’université azuréenne a posé les bases d’une stratégie lisible : transformer son excellence scientifique en levier de développement économique, d’innovation et d’influence pour la Côte d’Azur.
