Pour Martin Bouygues : « la 5G n'est pas la priorité du pays »

2,17 MILLIARDS €
Les enchères de 5G vont rapporter au minimum 2,17 milliards d'euros à
l'État.

Bouygues Telecom est le premier opérateur à demander le report des enchères pour les bandes de fréquences 5G. 

Bouygues Telecom pour un nouveau report 

La 5G ne cesse de voir son arrivée en France retardée. Le déploiement de la nouvelle génération de réseau mobile a déjà été plusieurs fois repoussé. Aujourd’hui, c’est la pandémie de Covid-19 qui risque de faire reculer une fois de plus l’arrivée de la 5G en France. 

Martin Bouygues, PDG du groupe Bouygues, s’est positionné en faveur d’un report des enchères des fréquences 5G dans une tribune publiée par le Figaro. Selon lui : « dans le climat économique d'aujourd'hui, la 5G n'est pas la priorité du pays ». Ainsi, il demande à l’exécutif et à l’Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (ARCEP) de prendre en compte la crise sanitaire et de repousser, une nouvelle fois, de plusieurs mois la procédure. 

La France en retard sur la 5G 

En jeu dans ces enchères les 310 MHz de spectre sur des bandes de fréquences qui seront exploitées par la 5G. Ainsi, Bouygues Telecom, Orange, SFR et Free se verront garantir un spectre de fréquences minimum mais pourront en obtenir plus en remportant des enchères. Cette opération devrait rapporter au gouvernement un minimum de 2,17 milliards d’euros. 

Déjà prévues pour l’automne 2019, les enchères avaient été reportées suite à un désaccord au mois d’avril 2020. La crise sanitaire passant par là, un nouveau report est obligatoire, portant la date des enchères au plus tôt au mois de juillet voire à l’automne. 

Bouygues Telecom est pour le moment le seul opérateur à s’être prononcé en faveur d’un nouveau recul du calendrier. Alors que d’autres comme Free, commencent à perdre patiente face à cette multiplication des reports. 


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